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Signalement, valorisation, médiation

  • Dernière Modification
    mercredi 18 mars 2015

Signalement, valorisation, médiation

  1. Signalement
    1. 1.Normes de description

L’importance des métadonnées :

Elles permettent un gain de temps indéniable en optimisant la gestion et l’usage d'un document numérique. Elles facilitent l’interopérabilité et le moissonnage des données. Les schémas de métadonnées pour les ressources électroniques existent déjà mais il y a une hétérogénéité des formats (Marc, Dublin Core, Mods, Onix) et un cloisonnement (absence de lien entre chaque source)

• Les normes bibliographiques adaptées au document numérique :

- Dublin Core : Conçue comme une alternative simplifiée aux ISBD pour la description des ressources électroniques, cette norme comporte 15 métadonnées relatives au contenu, à la propriété intellectuelle et à l’instanciation (titre, créateur, éditeur, sujet, description, source, langue, relation, couverture, date, type, format, identificateur, collaborateur et droits)

- Mods (Metadata object description schema) : Edité par la bibliothèque du Congrès, se veut un compromis entre Marc et Dublin Core

- Onix (Online information exchange) : Norme internationale bibliographique pour la diffusion de métadonnées enrichies. Ses principes directeurs comprennent des spécifications de contenu, d’éléments de données, d’étiquettes et de listes de codes et une DTD type XML. L’objectif est de créer un standard permettant aux éditeurs d’offrir à leurs clients une information à valeur ajoutée très complète (+ de 200 données possibles)

- RDF/XML (Ressource description framework) : Modèle conceptuel permettant de formaliser la description des ressources selon une structure en triplet : sujet, prédicat, objet. La description doit ensuite être exprimée dans un langage informatique : XML. Le respect du modèle RDF et sa prise en compte par d’autres normes sont une condition indispensable au développement du Web sémantique et des données liées. La description des métadonnées des ebooks selon des normes intégrant le cadre RDF peut décupler la visibilité des ouvrages sur les réseaux mais aussi le potentiel des marchés liés à la réutilisation de ces données. L’élévation des métadonnées bibliographiques à un niveau sémantique alimente un marché non plus seulement des ouvrages mais des données sur les ouvrages.

• Les normes bibliographiques historiques :

Marc et ISBD : ce sont des métadonnées qui s’ignorent. La norme Marc et ses formats associés (Marc 21 et Unimarc) sont utilisés depuis des années par les bibliothécaires pour normaliser la description des ressources papier dans les catalogues informatiques des bibliothèques. La norme Marc est couplée aux nombreux standards ISBD : des spécifications propres à chaque type de ressource qui doivent être respectées pour la création des notices bibliographiques.  

Principales zones UNIMARC dédiées aux ressources électroniques :

008     $aObx3

100 0#$a$d on indique la date de 1ère mise en ligne

200 1#$a@Titre propre$bRessource électronique

210 ##$aLieu d'édition$cEditeur$dDate d’édition, mise en ligne (la même qu’en zone 100)

230 ##$aDonnées textuelles

303 ##$aNotice rédigée d’après consultation de la ressource le xx mois xxxx

304 ##$aTitre provenant de l'écran-titre

310 ##$aAccès à la ressource

337 ##$aConfiguration requise : navigateur internet, reader pdf

452 ##$t@Titre Autre édition sur un autre support

700 ##Auteurs à vérifier sur la page de titre

856 4#$uhttp://

• Zone 008 : Type de support

On reconnaît une notice de document électronique au code O en 1ère position de la zone 008.

Les codes alphabétiques indiquent le type de document :

Oa

Monographie électronique

Ob

Périodique électronique

Od

Collection de documents électroniques

• Zone 010 : ISBN

On ne mentionne pas l’ISBN imprimé en 010. C’est uniquement l’ISBN de l’ebook (quand il existe, c’est-à-dire, l’e-ISBN) qui est indiqué en 010. L’ISBN imprimé figurera dans les zones 4XX (liens vers la notice de l’imprimé) si le document électronique en est la reproduction.

Couperin recommande (de même que Electre, Dilicom et le SNE : Livres Hebdo du 12/02/2010) qu’un ISBN existe pour chaque manifestation numérique et pour chaque format permettant ainsi d’identifier sans ambiguïtés un document en différenciant les différents supports et en différenciant les formats de fichiers. Cela évite les doublons, facilite le signalement et permet de faire une recherche par ISBN.

• Zone 210 : éditeur, édition

La date d'édition indiquée en 210$d doit être la même que celle en zone 100 et doit être en relation avec le nom de l'éditeur et le lieu d'édition. Or, elle n’est pas toujours communiquée par l’éditeur en ligne. Par exemple Numilog donne comme information la date de l’édition papier, on aura alors en 210$d[date ?] ou $d[s.d.]. En outre, comment faire la différence entre l’éditeur du document en ligne que l’on sortira en 210$c et les plates-formes de diffusion ? Il faut une bonne connaissance du milieu éditorial électronique.

• Zone 452 : Lien vers la notice imprimée (et vice versa)

Le principe est de faire 2 notices, une pour le papier et une pour l’électronique, liées entre elles. PPN papier ou si non existante, notice succincte.

• Zone 856 : URL de la ressource électronique

Cette zone ne doit être employée que dans une notice de ressource électronique en ligne. On complète éventuellement avec la zone E316 pour indiquer la plate-forme d’accès.

Deux niveaux de description :

Données au niveau de la notice bibliographique : ressource libre (856)

Données au niveau de l’exemplaire : accès restreint (E856)

Problème soulevé par certains établissements : les zones 856 et E856 sont toutes les deux chargées en 856 dans les SIGB : chaque bibliothèque doit trouver une solution pour gérer ces doubles zones en local.

  1. 2.Le signalement dans un catalogue local

Dans le catalogue collectif

– Le catalogage partagé :

Un catalogue collectif ce sont des données en commun (des documents et leur localisation) et des pratiques et outils de catalogage communs (production mutualisée) Pourquoi traiter dans le Sudoc ?

->travail partagé

->localisation de la ressource au niveau national

->lien avec les ouvrages imprimés

Mais difficultés de traitement :

->masse de données trop importante pour un signalement manuel

->données parfois éphémères (abonnements)

->configurations d’abonnement différentes dans chaque établissement

Chiffres actuels du Sudoc : 150 établissements, 1400 bibliothèques / visibilité des collections : au 1er mai 2012, 295 858 notices de livres électroniques = 2,8% contre 93967 notices de livres électroniques = 1% en 2010

– Les services proposés par l’Abes :

• L’Exemplarisation automatique possible pour certains éditeurs (Springer, Cairn, Licences nationales)

Actuellement, l'exemplarisation automatique des e-books achetés en bouquets est déjà possible dans le SUDOC pour les bouquets Springer et Cairn Encyclopédies de poche et ouvrages collectifs. Opérationnelle depuis mars 2011, l'exemplarisation automatique des e-books Cairn pose des problèmes de mise à jour, mais fonctionne bien malgré cette difficulté. Deux personnes de l'Abes sont chargées de développer l'exemplarisation automatique pour d'autres bouquets comme Revues.org (en allant peut-être jusqu'au niveau de l'article) ou Immateriel.fr. Les plus gros problèmes concernent les mises à jour des notices et des bouquets : comme pour les autres notices bibliographiques, les mises à jour de notice sont répercutées sur les systèmes locaux par le biais des transferts réguliers. La mise à jour d'un bouquet implique la suppression des titres retirés. L'ABES envisage donc de procéder à une desexemplarisation massive des établissements en se basant sur la liste obsolète des PPN avant de réexemplariser tout le monde sur la base de la nouvelle liste de PPN. Cette procédure est lourde, et ne pourrait se faire que 2 fois par an. Elle ne résout pas la question de la mise à jour dans les systèmes locaux, qui doit être réétudiée par l'ABES. Ni le problème des configurations d’abonnement souvent différentes dans chaque établissement.

Malgré la gestion très lourde que cela implique, certains établissements font néanmoins le choix de cataloguer tous leurs livres électroniques dans le SUDOC. A l’Université du Havre, c’est le cas, qu'il s'agisse d'achat pérenne (Dawson) ou d'achat pour un an (Numilog) ; ce qui est plus contraignant car il faut penser à se délocaliser lorsque l'on ne reprend pas un titre l'année d'après. Ces documents apparaissent donc dans l'OPAC par ce biais.

Licences nationales : pour l’instant concerne le rétrospectif : Intégration progressive des notices fournies par les éditeurs avec à terme la création d’une plate-forme nationale d’agrégation du texte intégral (Istex)

• Le Hub de métadonnées (Projet d’établissement 2012-2015)

L’Abes va proposer un nouveau service dans le cadre du prochain contrat quadriennal : le hub de métadonnées de la recherche 

Sa finalité : redistribuer dans n’importe quel format des métadonnées enrichies importées dans n’importe quel format. On en revient au problème de l’hétérogénéité des formats et la nécessité d’établir des tables de correspondances d’un format à l’autre

àC’est un nouveau service : L’objectif pour l’Abes est de pouvoir contourner le goulot d’étranglement actuel qui entraîne une faible fréquence d’ajout de nouveaux corpus.

àConcerne le courant : outre la conversion de formats, l’Abes apportera une plus-value aux métadonnées en termes de structuration, richesse et interconnexion de l’information avec d’autres bases.

Dans le catalogue local

– Notices inexistantes :

• Catalogage titre à titre. C’est une solution très lourde en termes de catalogage initial et de mises à jour. A n’envisager que si l’on possède une petite collection. (Ex. du SCD de Paris 4 : http://inti.univ-paris4.fr/)

• Automatiser le processus et se contenter de notices succinctes : fichier Excel > conversion > import dans le catalogue (Ex. du SCD Paris 12 : http://armada.scd.univ-paris12.fr/)

– Notices gratuites :

Exemple avec la bibliothèque de Liège : Classiques des Sciences sociales (3000)

Notices Ebooks disponibles sur la plate-forme des Classiques en format Marc 21. Mais ces notices sont à retravailler pour l’import dans le catalogue. Signalement de ces ebooks gratuits à la bibliothèque de Liège car les notices étaient disponibles et permettaient d’élargir l’offre d'ebooks au francophone. Cette initiative a été appréciée par les enseignants-chercheurs.

– Notices fournies par léditeur et/ou lagrégateur :

Questionnaire Couperin sur la fourniture de notices afin de sensibiliser les éditeurs/agrégateurs à la fourniture de notices et d'harmoniser les pratiques : la plupart du temps, les notices sont au format Marc 21 et sont de qualité assez médiocre.

Ex. Sciences Po. Notices Palgrave fournies gratuitement par l’éditeur. A télécharger chaque mois suite à l’envoi des fichiers de mises à jour par l’éditeur. Il faut faire une procédure d’import dans le SIGB Portfolio (attention à importer le bon fichier car l’éditeur se trompe parfois !). Puis gros travail de nettoyage manuel ou en masse (mise en place d’une procédure en interne) des notices dans le système.

– Plusieurs points de vigilance lors de l'import de notices :

- faire attention au décalage dans les notices

- faire attention à la présence de caractères parasites ou non reconnus

- faire attention aux mélanges de codage : UTF8 ( format de codage de caractères qui permet de gérer tous les caractères dits unicodes ; c'est l'Unicode d'internet) et ISO 8859 (format de code de Windows)

Exemple des notices Cyberlibris très succinctes avec lesquelles il y a des problèmes d’encodage et de formats (ISO 2709 et UTF8)

-> éviter toute corruption des données polluant ainsi le catalogue

-> accroître le catalogue sans perte de qualité

-> penser à la pérennité du catalogue

-> éviter tout problème d’indexation et donc de recherche

-> uniformité visuelle du catalogue

Il y a des procédures à chaque étape : corrections avant import / corrections au moment de l’import / corrections après l’import (corrections globales et/ou corrections manuelles). C’est donc un grand investissement de signaler les ebooks dans le catalogue mais qui, paradoxalement, ne prend pas plus de temps pour 50 notices que pour 5000 quand on automatise le processus.

Dans les outils locaux

– Catalogue « maison »

Ex. de l’EPFL : Signalement via une plate-forme dédiée aux ebooks. Base Filemaker Pro (SGBD ; système intégré de bases de données) (http://library.epfl.ch/)

Environ 20 000 ebooks, la plupart issus de packages (Springer, CRC, Safari, etc) + quelques centaines ont été achetés « à la pièce » auprès de l’agrégateur Dawsonera.

Mise à jour du catalogue collectif NEBIS en y insérant les livres électroniques achetés au sein de packages, par import en lot des notices MARC, notamment pour Springer. Les e-books achetés à la pièce sont systématiquement catalogués (à la main) dans NEBIS (et dans le catalogue FileMaker).

Problème : interrogation de plusieurs catalogues // métamoteur ; pas de lien entre NEBIS et FilemakerPro : « 2 catalogues, 2 catalogages; notices très succinctes dans Filemaker pro

– AtoZ

Ex de Rennes 1 : http://www.scd.univ-rennes1.fr/

- hybridité : titres dans SIGB, Liste web et AtoZ, mais aucune « liste » exhaustive

- Liste Web alphabétique mélangeant diffuseurs/bouquets/titres isolés (seulement les titres payants ; les 2000 titres OCDE n'y sont pas)

-2000 titres Source OCDE signalés dans leur AtoZ (seulement dans leur AtoZ et pas dans leurs liste Web), car il suffit d'un clic.

-Titres Netlibrary catalogués dans le Sudoc puis importés dans le SIGB (contrairement à Cyberlibris car achat non pérenne)

- 3000 titres Springer ; exemplarisation automatique dans le SIGB demandée à l'Abes, mais pas dans AtoZ par crainte d'un changement de tranche tarifaire AtoZ. (changement de modèle tarifaire depuis peu : le calcul ne se fait plus par tranches de revues mais par FTE) Autre problème à signaler : comme il n'y a pas de différenciation entre e-books et périodiques dans AtoZ, la recherche est moins pertinente, et c'est moins pratique pour les statistiques de l'ESGBU.

Manque de cohérence : limitation au niveau du nombre de notices dans AtoZ

Nature des acquisitions : pérenne ou pas

 

 

 

Dans les ERMS

– ERMS (Electronic Resources Management System) :

• Centralisation de toutes les métadonnées nécessaires

• Gestion des données bibliographiques, contractuelles, tarifaires, budgétaires, techniques et de maintenance

• Gestion des sélections, acquisitions, évaluations

• Collecte et exploitation des statistiques

• Interface de consultation : listes dynamiques, alphabétiques, thématiques des ressources électroniques

– Des métadonnées non gérées par les SIGB :

• Administratives (adresses IP, proxy, contacts fournisseurs…)

• Techniques (type de plateforme, vérification des URL…)

• Statistiques

• Contractuelles (droits autorisés dans les licences, droit d’archivage…)

– Exemples dERMS :

• 360 Resources Manager de Serial Solutions

• ERMSEssentials d’Ebsco

• ERMS de Innovatives interfaces

• ERMS de Swets

• Verde d’Ex-Libris qui devient URM

– Le « projet ERMS » partagé de Couperin :

• Partager un ERMS pour une gestion efficiente et partagée des données des ressources électroniques

• Améliorer le signalement des ressources électroniques dans le réseau Couperin

• Un cahier des charges avec 200 métadonnées essentielles

• Test lancé début décembre 2010 auprès de 5 établissements pilotes (Lyon 2, Paris Descartes, PRES Toulouse, Bordeaux 1, INRIA). Produit retenu : Serial Solution (Proquest)

• Conclusion en juin 2011 : un outil non adapté aux besoins d’un consortium

  1. 3.Outils de signalement basés sur KB (Discovery Tools, résolveurs…)

Un service de Discovery Tool est un moteur de recherche unifié basé sur un index unique contenant toutes les notices des ressources de la bibliothèque (ressources numériques (payantes ou gratuites), le catalogue, les archives ouvertes…

L’unicité de cet index permet un fonctionnement plus performant qu’un moteur de recherche fédérée.

Le fait de disposer d’un index unique permet le dé-doublonnage en amont des données, un enrichissement des notices selon les différentes sources qui la contiennent et l’intégration dans une seule plateforme de l’ensemble des collections physiques et numériques de la bibliothèque

Pour le lecteur c’est un outil de type Google avec uniquement nos collections sélectionnées.

Ce service s’appuie sur une base de connaissance mise à jour

Enjeux et perspectives :

L’essor actuel des outils de découverte illustre les processus de redistribution des rôles en matière de production de métadonnées (agences d’abonnement Ebsco, sociétés spécialisées dans la fourniture de logiciels pour système d’informations (Serial solutions, Ex Libris) et la montée en puissance des intermédiaires.

En effet, les éditeurs et les bibliothèques qui détiennent une partie de ces métadonnées doivent désormais compter sur des intermédiaires capables d’enrichir et normaliser les métadonnées.

Il s’agit à terme d’assurer la visibilité et l’exploitabilité du livre numérique dans le cadre global de la recherche scientifique.

La question qui se pose : Quid de l’intégration du catalogue à un service de Discovery Tool ? Autre problème : certaines bases de données juridiques françaises ne souhaitent pas diffuser leurs métadonnées, qui ne peuvent donc pas être intégrées dans l’outil.

Ex de Discovery Tools :

− Les payants :

• Primo, d’Ex libris (ex de Paris 3)

• Summon, de Serials Solutions (ex de Paris 7)

• ENCORE, Innovative Systems (ex de Tours)

• EBSCO Discovery Service (ex d’HEC)

• WorldCat local, OCLC (ex des bibliothèques espagnoles de Castille-Leon)

− Les gratuits :

• VUFind (CILEA (consortium) – Italie)

Blacklight (Hull university - Royaume-Uni)

Libraryfind (BPI)

  1. Valorisation
  1. 1.Valorisation physique

La matérialisation des livres électroniques dans les rayonnages de la bibliothèque

L’université de Grenoble I Joseph Fourier a effectué un affichage de flyers sur les rayonnages d'informatique lors de leur souscription au bouquet ENI.

L’université Jean Monnet dispose des affiches sur les ressources électroniques disponibles dédiées à une discipline précise dans les rayons concernés.

L’université de Lyon II Lumière a procédé au collage d’un QR code sur les exemplaires papier de 300 titres de chacune des quatre disciplines suivantes : économie ; espagnol et langues romanes ; psychologie ; sociologie. C’est un procédé similaire à celui qui avait été mis en place avec de simples autocollants sur les périodiques, il y a maintenant quelques années, et qui avait donné de très bons résultats.

L’université de Lille 1 applique des autocollants indiquant « ce livre existe aussi en version électronique » sur les doublons papier.

Autre possibilité : mettre en place des fantômes (en utilisant des boitiers de DVD) dans les rayonnages ou sur un présentoir de nouveautés, en insérant une jaquette correspondant à la couverture du livre et en indiquant les modalités d’accès électronique.

Travailler l’affichage et la signalétique

L’université de Lyon II Lumière a créé une série de posters pour l'information des usagers.

Des flyers, dépliants ou marque page peuvent être également proposés.

Il ne faut pas hésiter à mettre en place des campagnes d’information dynamiques. La bibliothèque de l’Université de Hong-Kong a créé un site dédié aux e-books présents dans ses collections et les met en avant avec des campagnes de type « mois du e-book » ou encore à l’aide de quizz ou d’expositions virtuelles.

QR code

Expérience à l'EPFL : la bibliothèque tente également de promouvoir l’usage des livres électroniques par un affichage ciblé en rayon. Depuis le printemps 2012, les manuels d’enseignement disposant d’une version électronique sont équipés d’une étiquette qui en signale la présence, avec un QR-code renvoyant vers la notice correspondante du catalogue. Ces codes contiennent également une information qui peut être interprétée par l’outil d’analyse des statistiques d’usage du catalogue, permettant d’en évaluer l’impact. Des affichettes réparties dans la collection reprennent cette information. L’utilisation des écrans de veille des postes de consultation ainsi que des écrans d’information répartis sur le campus pour augmenter la visibilité de la collection est également à l’étude.

  1. 2.Valorisation en ligne

Voici quelques pistes et exemples pour valoriser et matérialiser les livres électroniques dans les collections papier, la règle étant qu’en cumulant ces signalements, on cumule les possibilités d’accès et de connaissance par le public de ces ressources.

En utilisant le site web et/ou l’ENT, vitrine de la bibliothèque numérique d’un établissement

L’université Jean Monnet Saint-Etienne a un onglet dédié aux livres électroniques, onglet « ressources documentaires », « livres numériques ».

La BIU de Montpellier signale ses livres électroniques sur son portail, dans la rubrique "ressources en ligne", "type de ressources" : livres électroniques.

Penser également à mettre des actualités régulières sur le site web ou l’ENT.

Les résolveurs de liens et Discovery Tools permettent également de trouver plus facilement les livres électroniques de l’établissement.

En utilisant le canal des réseaux sociaux

De nombreux établissements possèdent déjà un compte twitter et/ou face-book. Des actualités régulières sur les livres électroniques, en zoomant sur un ou plusieurs titres d’actualité par exemple, sont un bon moyen de promotion des e-books. A l’université de Grenoble I Joseph Fourier, des informations régulières sur les e-books sont ainsi diffusées sur le mur de la page Face-book G@el : http://www.face-book.com/pages/Biblioth%C3%A8que-%C3%A9lectronique-Gel-Sicd1-Grenoble/135855606513284

Grâce au mailing et listes de diffusion

L’Université de Grenoble I Joseph Fourier effectue un mailing auprès des contacts dans les laboratoires (pour toucher le public chercheur) et a un projet de mise en place d'une newsletter à destination des usagers pour communiquer autour des ressources électroniques en général (et donc des e-books en fonction de l'actualité).

L’université Jean Monnet Saint-Etienne a créé une liste « scd_numérique » (sur inscription, 175 abonnés à ce jour) qui envoie deux fois par mois en moyenne des informations relatives aux ressources électroniques.

Utiliser les possibilités qu’offrent les smartphones

La bibliothèque de l’ENSSIB a mené un projet intéressant pour valoriser son offre numérique sur terminaux mobiles. Ils ont commencé par  formaliser leur offre de contenus, dédiés à la lecture numérique, sous la forme d'une étagère numérique accessible sur le site de l'ENSSIB, dont certaines ressources (payantes) sont réservées à l'école. Il s'agit d'une offre de contenus sélective spécialisée dans les SIB, dédiée à la lecture numérique sur terminaux mobiles qui s'accompagnera d'une offre de prêt de dispositifs à la bibliothèque après une période d'expérimentation de trois mois auprès d'usagers "volontaires". Ce projet a en effet été construit en partenariat avec la mission innovation numérique de l'ENSSIB dans le cadre du chantier Calliopê, dont l'objectif est de faire tester l'offre de contenus et l'offre de dispositifs auprès d'un échantillon d'usagers de bibliothèque afin de confirmer ou d'infirmer la spécialisation des types de contenus en fonction des dispositifs de lecture.

Parallèlement à cette évaluation qualitative côté usage, la bibliothèque réfléchit, pour sa part, à la structuration des données des ressources numériques accessibles sur ces nouveaux terminaux, en proposant une étagère numérique à l'essai afin d'affiner la mise en valeur et le signalement des ressources disponibles. La réflexion sur  la mise en place d'un nouveau service de lecture numérique à la bibliothèque de l'ENSSIB s'est volontairement concentrée d'abord sur la question de l'offre de contenus, trop souvent délaissée au profit de la médiatisation des nouveaux dispositifs de lecture à prêter.
Concernant l'architecture de l'étagère, elle a été construite en partant de trois constats/contraintes fortes du marché de la lecture numérique actuelle.

-    absence de plateforme libraire ou agrégateur de ressources susceptibles de concerner le champ disciplinaire « SIB »

-    hétérogénéité de l'offre numérique et des protocoles d'accès côté éditeur : nécessité de proposer à l'usager un accès unique à l'offre de contenus pour lui simplifier la pratique de lecture numérique.

-    définition stricte du livre comme monographie et périmètre remis en cause dans l'économie numérique : choix de privilégier le médium numérique sur le type de contenu, et de proposer aussi bien le "e-book" strict, qu’une revue, un article de presse, des sites web (bibliopédia) ou des blogs spécialisés en sciences de l’information et des bibliothèques, ou encore des applications dédiées aux ressources numériques.

Ce projet s'accompagne d'une enquête d'évaluation visible sur la rubrique de l'étagère, ainsi que de la conception d'un guide des dispositifs de lecture numérique disponible à la bibliothèque (version papier et numérique) pour assister l'usager dans ses pratiques de lecture et de chargement de fichiers numériques sur tablettes et liseuses, qui rencontre un succès conséquent auprès des usagers de l’ENSSIB.

En outre, l’ENSSIB a démarré un cycle de formation aux tablettes et liseuses auprès du personnel de la bibliothèque, qui assure le service public, de manière à pouvoir en effet prêter un appareil de lecture à l'ouverture "officielle" du service. Dernier point, l'étagère numérique a été montée avec une sélection de ressources déjà disponibles dans les réservoirs de l’ENSSIB, en l'absence d'un budget e-book spécifique à l'hiver 2011; les acquisitions proprement dites ont débuté en avril 2012, et permettront de ce fait alimenter l’étagère numérique.

L’usager peut désormais se balader dans les "rayonnages virtuels" de cette étagère en phase de rodage, et qui sera amenée à évoluer à la fois dans sa forme et dans son contenu[1].

  1. 3.Médiation
  1. 1.Formation des personnels

-    Il est essentiel de former l'ensemble du personnel à l'utilisation des livres électroniques, afin qu'il puisse à son tour former les lecteurs : expliquer ce qu’est un livre électronique et quels sont ses avantages et inconvénients ; présentation des différentes plates-formes de livres électroniques auxquelles le SCD est abonné. Cette présentation peut être réalisée par le fournisseur lui-même ou par un formateur en interne.

-    Prêt de liseuses et tablettes avec contenus pour que le personnel se familiarise avec ce type de matériel et avec le livre électronique de manière générale. Permet aussi de tester les fonctionnalités des plates-formes numériques sur terminaux mobiles.

-    Diffusion de quizz sur les livres électroniques, pour se familiariser avec l’offre de façon ludique.

  1. 2.Formation des usagers

-    La formation aux livres électroniques pour les usagers peut facilement être intégrée dans les formations habituelles à la recherche documentaire. Il est également possible de proposer des formations ciblées sur les ressources électroniques, pour les publics particulièrement intéressés par ce type de documentation.

-    Ateliers présentant les liseuses et tablettes / Prêts de liseuses et de tablettes :

De nombreuses bibliothèques ont tenté l'expérience : Angers, HEC, Caen, Toulon...

Le bilan de ces expériences permet de souligner plusieurs points indispensables à la réussite de ce service : impliquer l'ensemble du personnel dans le projet, échanger avec les usagers au moment du retour et proposer un questionnaire de satisfaction pour pouvoir améliorer le service et répondre du mieux possible à leurs attentes, proposer un guide d'utilisation et un contenu diversifié qui mette en valeur l'offre documentaire de la bibliothèque, rendre visible ce service (communication autour du service, mise en place d'ateliers découverte, etc).

Ce service a le mérite de donner une meilleure visibilité à l'offre de documentation électronique de la bibliothèque, mais le prêt ponctuel empêche l’appropriation d’un outil conçu pour un usage personnel.

La bibliothèque d'HEC a également proposé en marge de ce service un café-tablettes = rendez-vous autour des supports mobiles, ouvert à tous, sur le modèle du café-livre déjà existant. Tous les mois, au déjeuner, n'importe qui peut venir présenter un livre qu'il a lu.

-    Expositions sur le livre électronique :

Ex : La BU de Paris 8 a réalisé une exposition sur l'histoire du livre, afin de remettre le livre électronique dans son contexte.

-    Tutoriels en ligne ou imprimés :

            Ex des tutoriels vidéo réalisés par la BU d'Angers, et proposés sur leur site dans la          rubrique « Dans la boîte » : http://bu.univ-angers.fr/videos/dans-la-boite?destination=videos%2Fdans-la-boite

Voir aussi Bibguides, le site des tutoriels en ligne proposés par les bibliothèques de Paris 7 : http://bibguides.univ-paris-diderot.fr/


[1]      Présentation du projet ENSSIB rédigé par Catherine Muller, adjointe de la bibliothèque de l'ENSSIB, chargée du développement numérique