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Le code de bonnes pratiques PIRUS

  • Dernière Modification
    jeudi 24 octobre 2013

 

Nouveauté

La première version du guide de recommandation PIRUS a été publiée en octobre 2013. C'est le résultat du projet PIRUS, financé par le JISC, exposé ci-dessous.

En quelques mots

 

PIRUS est l'acronyme de Publisher and Institutional Repository Usage Statistics, qu'on peut traduire par "statistiques d'usage des éditeurs et des dépôts institutionnels". 

 

PIRUS se base sur la norme COUNTER (qui n'exige pas encore, dans sa version 3 actuelle, la production de rapports d'usage dont la granularité serait plus fine que le titre d'un périodique) et sur les résultats du premier projet PIRUS qui démontre la faisabilité technique de créer, enregistrer et consolider des statistiques d'usages pour les articles individuels de périodiques en utilisant des données provenant de dépots institutionnels et des éditeurs, et ce malgré la diversité des environnements organisationnels et techniques rencontrés.

 

Ce code de bonnes pratiques comprend notamment :

  • Une liste de définitions et de termes utilisés pour l'enregistrement et la création de rapports sur l'usage d'éléments individuels
  • Une méthode pour l'enregistrement et la création de rapports de l'usage au niveau des articles individuels, qui comprend des spécifications pour les métadonnées à enregistrer, les types de contenus et les versions dont on veut comptabiliser les usages.
  • Les spécifications pour les rapports d'articles PIRUS.
  • Des règles de traitement pour s'assurer que les données d'usage dans les rapports sont crédibles, homogènes et compatibles
  • Des spécifications pour l'audit indépendent des rapports PIRUS
  • Une description des rôles :
    • d'une chambre de compensation centralisée (Central Clearing House ou CCH) dans le calcul et la consolidation des données d'usage PIRUS pour les articles.
    • D'autres chambres de compensations en relation avec la CCH.

Pour qui et pourquoi est-ce important ?

Les statistiques d'usage d'articles individuels sont un outil potentiellement précieux pour plusieurs acteurs impliqués dans la recherche et la diffusion de ses résultats, notamment : 

  • les chercheurs / auteurs qui sont intéressés par le relevé des usages en ligne de leurs publications et la compréhension de ce que cet usage signifie.
  • les dépôts, qui sont intéressés par l'usage des items qu'ils hébergent pour évaluer l'intérêt de les rendre consultables et démontrer l'intérêt économique d'un investissement dans le dépôt
  • les instituts de recherche, qui sont en compétition pour l'attribution de fonds et sont sous la pression de, for example, research assessment exercises to demonstrate the value of the research and researchers that they support 
  • les organismes de financement, qui sont à la recherche d'indicateurs quantitatifs et transparents pour évaluer la performance et l'impact des projets de recherche qu'ils financent

 

Le cadre du projet

Ces deux projets successifs ont été financés par le JISC, dans le cadre de la troisième édition de son programme PALS Metadata and Interoperability.

PIRUS a été mené par COUNTER jusqu'en janvier 2009. PIRUS2 a été mené par Mimas et la Cranfield University entre octobre 2009 et janvier 2011.

 

PIRUS2 est donc le deuxième volet du projet PIRUS, clos par la publication d'un rapport et d'un prototype de rapport encodé en XML et compatible avec COUNTER, et résoud les problèmes soulevés par les conclusions de ce premier rapport PIRUS, tout en spécifiant :

  • les normes
  • les protocoles
  • l'infrastructure
  • le modèle économique

nécessaires à l'enregistrement, au reporting et à la consolidation des données d'usage fiables et normalisées des articles individuels hébergés sur les dépôts institutionnels, chez les éditeurs et autres entités.

 

Les problèmes à résoudre pour atteindre ces objectifs sont de différentes natures :

  • techniques (le volume de données à traiter)
  • organisationnels (l'extensibilité du service et la consolidation)
  • économiques (allocation des coûts)
  • politiques (confidentialité) 

 

L'équipe du projet a aussi développé différents scénarii pour permettre à la majorité des dépôts institutionnels ainsi qu'aux éditeurs de produire et fournir ce type d'informations.

Les résultats de PIRUS2

Vous en trouverez la liste complète ici, parmi lesquels :

  • un nouveau rapport COUNTER, intitulé AR1 (pour Article Report), pour le nombre de requêtes abouties à des articles en texte intégral par mois et par DOI
  • des plugins/extensions pour les logicels de dépôts institutionnels suivants : DSpace 1.6.2 et 1.6.0, Eprints et FedoraCommons

 

Certains éditeurs (ACS Publications, Emerald, Institute of Physics Publishing, Nature Publishing Group, New England Journal of Medicine, Oxford University Press, Springer, Wiley) ont acceptés de fournir les données d'usage par article pour les tests.

 

Des dépôts institutionnels participent aussi aux tests pour fournir les mêmes statistiques par article, tels que le BURO (Bournemouth University), le CERES (Cranfield ), le DASH (Harvard), l' ERA (University of Edinburgh), l'ORA (Oxford University), l'ECS (Southampton), l'USIR (University of Salford) ainsi que le dépôt de la University of Huddersfield.

 

Sources

 

Les cinq logiciels qui propulsent la majorité des dépôts institutionnels, identifiés dans le rapport PIRUS :

  • DSpace (inc. Open Repository)
  • Eprints
  • Digital Commons 
  • OPUS 
  • DiVA