Sharing – the foundation of social institutions
Stephen Abram, Gale Cengage Learning
Autosubversive practices in academic publishing
Martin Paul Eve, University of Sussex
Stephen Abram ouvre ces trois jours de débats et de discussions par un appel aux bibliothécaires, contraints à s’adapter rapidement ou à périr, en rappelant quelques points clés :
Le livre n’est pas mort ou mourant : la lecture évolue.
Le public évolue, et beaucoup (i.e. Google, Facebook, etc.) les connaissent mieux que nous.
Le contexte économique est différent.
La technologie se fait sociale, et supporte des initiatives de grandes ampleurs.
Le PC n’est pas mort, mais la technologie mobile a révolutionné la dynamique en place.
Les périodes de grands changements sont également celles où les opportunités sont les plus nombreuses.
À ce jour, les bibliothécaires sont dans une attitude de déni et attendent un « prince charmant » technologique qui n’arrivera pas. Aux bibliothécaires de prendre le taureau par les cornes.
Quelques pistes :
Connaître ses limites : Google, FB ont pris la main sur les questions ‘who, what, when, where’, et la conserveront ; les bibliothèques ont une plus value à apporter sur les questions ‘how and why’.
Créer de la confusion pour l’utilisateur (par exemple face à la multiplicité, la complexité des outils, des conditions d’utilisation, des points d’accès, etc.).
Multiplier les échanges, les collaborations nationales, internationales, etc. et voir large (analogie du tricot, magnifique travail de détail mais pas transposable à grande échelle).
Être « technologiquement agnostique », ne pas se limiter à un seul format.
Sa conclusion : les bibliothèques ont la possibilité d’être un élément majeur du plus grand changement technologique depuis l’invention de la presse : « Get our guts together and get on with it. ».
Martin Eve prend le relais, avec l’ambition de chercher où trouver un point d’accord entre chercheurs, bibliothécaires et éditeurs dans le monde des bibliothèques, avec l’idée sous-jacente que tous sapent d’une façon où d’une autre leur propre travail.
La situation :
Les chercheurs expriment de plus en plus de mécontentement quant au système de publication : ils en produisent la matière, que paie également le contribuable, pour alimenter un monde clos, restreint, et onéreux à la consultation.
Le problème est accentué par le système même de la publication, fondé sur la réputation et sur l’impact des revues.
Les bibliothèques ne déterminent pas toujours quels sont les besoins en termes de souscriptions, et se rattrapent via les big deals.
Le green Open Access n’est pas viable : il plaide pour un Gold Acces.
Bref, tout le monde a sa part de responsabilité :
Les éditeurs, qui font payer cher et offrent un accès restreint : il faut qu’ils rendent leurs produits aussi bons que les alternatives ouvertes, et ils seront alors réellement reconnus pour le travail effectués.
Les bibliothécaires qui laissent s’immiscer le secteur privé et sont trop passifs face au changement : il faut se montrer plus incisifs pour valoriser le rôle de centralisation de la connaissance que devraient avoir les bibliothèques.
Les chercheurs qui orientent les politiques d’acquisition en fonction des endroits où ils publient.
Comment alors répondre au problème ? En travaillant de concert, et en faisant de la bibliothèque l’éditeur. Alors, seuls seraient perdants ceux qui profitent du système sans contribuer. Malheureusement, la présentation s’arrête sur cette note d’intention sans beaucoup plus de détails : nous avons la stratégie, pas les moyens d’y parvenir, si ce n’est qu’il ne s’agit pas de détruire le modèle existant pour reconstruire à partir de rien (auquel cas, l’interim serait douloureux car l’accès serait alors totalement interrompu). Il s’agit selon lui de commencer avec un poignée d’institutions et de monter en puissance progressivement en étendant le modèle.
Suite au premier appel d'offres lancé dans le cadre d'Istex et clos le 10 janvier, une première liste de ressources jugées éligibles a été validée. Les négociations concernant ces ressources s'ouvriront dans les plus brefs délais, leur acquisition reste soumise au résultat de la négociation tarifaire. Suivant en cela les
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couperin 2012 |
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