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6. Le matériel pédagogique

  • Dernière Modification
    jeudi 27 septembre 2012

Une grande partie des problèmes rencontrés avec la technologie OpenURL trouve son origine dans le manque de publicité autour d’elle : sa technologie, la façon dont elle est utilisée, les avantages qu’elle apporte à chaque maillon de la chaine de l’information. Le groupe de travail NISO/UKSG KBART entend contribuer à faire connaître cette technologie et à la faire adopter en ayant recours à plusieurs canaux, comprenant ce guide de bonnes pratiques, une plateforme d’informations en ligne, des relations publiques et des formations.

6.1 La plateforme en ligne

Un site Web de référence[note1] fournira une source de référence, point de départ pour ceux qui veulent se renseigner sur le circuit OpenURL. Les portails Web sont optimisés pour le référencement par les moteurs de recherche, et donc faciles à découvrir par ceux qui ont en le plus besoin, sans que les termes de base du domaine ne leur soient familiers.

Le groupe de travail KBART produit un contenu d’informations et de formations qui ne présuppose que des connaissances et une expérience pratique minimes.Il est destiné à des personnes et des établissements dont la connaissance de la chaine d’alimentation des données OpenURL est limitée. Le contenu de ce rapport est présenté en parties de taille plus digeste sur le portail Web. Ce contenu sera complété par des documents supplémentaires, listés ci-dessous.

6.1.1 Un guide de bonnes pratiques

Un résumé de la structure des métadonnées et des recommandations pour l’échange de données, fourni dans ce document

6.1.2 Une Foire Aux Questions

Un ensemble de questions fréquemment posées[note2] pour résoudre les demandes courantes (cf. chapitre 6.3).

6.1.3 Un Glossaire

Des définitions de termes de base, comme à la fin de ce document.

6.1.4 Des modes d’emploi cours et des fiches récapitulatives

Ces documents comprennent :

  • un résumé de KBART : les objectifs, les avantages
  • un résumé de la chaine d'alimentation des données qui identifie la liste des intervenants et de leurs responsabilités, qui explique la façon dont l'information et les technologies sont utilisées, leurs avantages inhérents, et enfin qui identifie les différents produits et outils disponibles.

6.1.5 Des démonstrations vidéo

Des vidéos illustrant par des cas pratiques la technologie OpenURL et les métadonnées d’une base de connaissances dans la pratique.

6.1.6 Des études de cas

Une série d'études de cas illustrera les bonnes pratiques en matière de transfert des métadonnées à des bases de connaissances.

6.2 Sensibilisation

Pour sensibiliser le public aux productions et résultats de KBART, des actions de communication ont été entreprises et seront poursuivies. Celles-ci comprennent : communiqués de presse, publications d’articles, allocutions et participation à des séminaires de formation / séminaires en ligne. Lorsque cela est possible, nous mettrons à profit l’influence d’organisations telles que ALPSP[note3], ER & L[note4], LITA[note5], ACRL[note6], ALA[note7], NASIG[note8], NFAIS[note9], NISO, OASPA[note10], PSP[note11], PA[note12], STM[note13], UKSG, VALA[note14], et les autres.

6.3 Exemples de FAQ

Ceux qui commencent à adopter la technologie OpenURL et ceux qui cherchent des renseignements plus poussés tireront bénéfice de la section de “Foire Aux Questions” (FAQ) du site Web de référence. Des exemples de questions présentes dans la FAQ sont listés ci-dessous.

6.3.1 Questions générales

  • Qu’est-ce qu’un résolveur de liens ?
  • Qu’est-ce qu’une base de connaissances ?
  • Qu’est-ce qu’un lien source, un lien cible ? Et quelle est la différence entre les deux ?
  • Qu’est-ce qu’un lien OpenURL ?

6.3.2 Les questions des éditeurs et fournisseurs de contenu

  • Comment puis-je m'assurer que mes clients/usagers peuvent accéder à mon contenu ?
  • Comment puis-je aider mes clients à créer des liens du contenu de mon site vers d'autres contenus ?
  • Qui met à jour les bases de connaissances et comment puis-je le/les contacter ?
  • Comment les informations sur mes contenus sont-elles présentées à l'utilisateur d'un SIGB ?
  • De quel genre d'information une base de connaissances a-t-elle besoin pour que mes clients soient assurés d’accéder à mon contenu ?
  • Les développeurs de bases de connaissances ont-ils tous besoin des mêmes informations ?
  • Dois-je aussi fournir des détails sur mes offres de bouquets ?
  • Si je fournis déjà des informations aux développeurs de bases de connaissances, dois-je continuer à fournir leurs informations d’abonnements et de liens directement aux bibliothécaires ?
  • J'ai fourni des informations sur mes contenus, mais on me rapporte que les clients n’ont toujours pas d’accès fiable à mon site Web. Comment cela se fait-il ?
  • Puis-je fournir des données sur mes e-books en plus de celles sur mes revues ?
  • Selon quelle fréquence dois-je fournir de nouvelles informations sur mes contenus ?
  • Lors de la description de la couverture d’un contenu, dois-je utiliser des dates ou des numéros de volumes / revues ?
  • Ai-je besoin de fournir des informations sur tous les contenus disponibles, ou seulement sur ​​les contenus sous licence ? Que faire s’il y a différents modèles de licences ?
  • Mes clients enregistrent leurs préfixes pour leur résolveur de liens et ils sont tous légèrement différents. Y-a-t-il une norme à suivre pour ces données et comment puis-je vérifier qu’elles sont correctes ? 

6.3.3 Les questions des bibliothécaires

  • Quels sont les avantages de posséder un résolveur de liens ?
  • Quelles informations dois-je fournir à mon résolveur de liens ?
  • Pourquoi les fournisseurs de contenus ne fournissent-ils pas d’informations fiables sur leurs collections ? Je possède une licence pour une collection soit-disant standard d’un éditeur X mais je suis toujours obligé modifier les informations associées.
  • Existe-t-il une liste de plateformes compatibles avec OpenURL (c’est à dire dans lesquelles il m’est possible d’inscrire mon résolveur de liens) ?
  • Quelle est la meilleure source de données exactes pour mes collections ?
  • Puis-je charger des données dans la base de connaissances, ces changements doivent-ils être exécutés manuellement ?
  • Est-ce que tous les résolveurs de liens utilisent les mêmes bases de connaissances et les même profils de couverture de collections ? Si non, comment puis-je évaluer la couverture des différents services ?
  • Lorsqu’une revue change de titre, dois-je modifier mes collections dans la base de connaissances ou bien la mise à jour est-elle automatique ?
  • Lorsqu’une revue change d’éditeur, dois-je modifier mes collections manuellement ?
  • Lorsque j’apporte des modifications à mes collections, la base de connaissances se met-elle à jour automatiquement ?
  • Je viens d’acquérir une licence pour une nouvelle base de données en texte intégral ou une nouvelle revue électronique mais elle n’apparait pas dans la base de connaissances. Pourquoi et que dois-je faire ?
  • Puis-je saisir des informations concernant mes collections de revues papier dans ma base de connaissances ?
  • Est-il possible de personnaliser l’interface de ma base de connaissances ? Pouvons-nous par exemple fournir des liens vers d’autres services proposés en bibliothèques, de type PEB (prêt entre bibliothèques) ?

6.4 Recommandations pour l’amélioration des liens

Le mauvais formatage des liens et la mise en oeuvre mal réalisée du résolveur menacent souvent le processus de résolution. Les liens OpenURL mal formatés entraîneront inévitablement l’échec de l’accès à la ressource. Les résolveurs de liens transfèrent généralement les informations qu'ils reçoivent en ne vérifiant qu’a minima les métadonnées de la source qui leur sont données. Le résolveur de liens peut, par exemple, vérifier que l'ISSN est correctement formé (mais pas nécessairement vérifier que c'est l’ISSN correct pour la référence bibliographique donnée), puis le supprimer si le contrôle échoue. Le résolveur peut aussi accepter le titre fourni et le renvoyer ensuite dans une version plus précise ou normalisée.

Mais si le fournisseur du lien source a créé un lien OpenURL dans lequel les données d’énumération (par exemple, «volume», «revue», «numéro», etc.) remplacent les renseignements chronologiques (par exemple, jour, mois, année, etc.), et vice versa, le résolveur ne reviendra pas en arrière pour corriger ces informations. Par conséquent, il est essentiel que l'institution qui crée le lien OpenURL source le fasse de façon précise et correcte. Il existe un certain nombre de ressources en ligne, qui aident ces institutions à créer ces liens.

A titre d’exemples :

Un projet financé par la Fondation Andrew W. Mellon et basé à la Cornell University explore en outre la faisabilité d'un système qui permettra d'analyser et générer un rapport sur ​​un grand nombre de liens OpenURL sources afin d'identifier les erreurs structurelles et aider à les corriger. Adam Chandler et David Ruddy de la Bibliothèque de la Cornell University se sont engagés avec Eric Rebillard, professeur de lettres classiques à la Cornell University, dans un projet subventionné par la “Mellon Planning Grant”. M. Rebillard est le rédacteur en chef de “L'Année philologique”, une base de données bibliographique. Depuis 2004, la version électronique de “L'Année philologique” (appelé “APh Online”) est compatible OpenURL. Chaque entrée contient un lien qui peut être traité par un résolveur de liens, mais beaucoup de liens OpenURL n’aboutissent pas.

A partir de l’examen manuel d’un échantillon de 126 liens OpenURL générés par “L'Année philologique”, Adam Chandler a élaboré un premier ensemble de recommandations pour l'amélioration des métadonnées. Dans son rapport, intitulé  “Results of L’Année philologique online OpenURL Quality Investigation”[note15], il a identifié de nombreux problèmes de métadonnées représentatifs qui provoquent l’échec des liens OpenURL : dates malformées, volume et numéro combinés en un seul champ, absence d'identifiants, etc.

Ce rapport est extrêmement utile pour “L'Année Philologique” parce qu'il identifie précisément les zones critiques dans lesquelles porter les efforts de correction avec le plus d’efficacité. Devoir conduire un examen manuel de tous les liens OpenURL générés par “L'Annee Philologique”, ou par tout autre fournisseur, serait d’un coût prohibitif et prendrait beaucoup de temps.

Chandler et Ruddy ont proposé d'étudier la faisabilité de développer un processus entièrement automatisé pour évaluer les liens OpenURL. Un tel système prendrait en entrée des liens OpenURL et donnerait des notes fondées selon un ensemble de critères d'évaluation. Ces notes indiqueraient précisément aux fournisseurs de ressources les liens OpenURL les moins fiables et leur permettraient de cibler leur travail d'amélioration des métadonnées de la façon la plus rentable.

Enfin ils ont réfléchi à un indice, reconnu par la communauté, qui mesurerait la qualité des liens OpenURL des fournisseurs de contenu. En décembre 2009, le NISO a donné son accord pour lancer un projet de deux ans présidé par Chandler, dont l’objectif est le test et la validation des métriques utilisés pour déterminer la qualité d’un lien OpenURL[note16].