Couperin https://www.couperin.org/ Tue, 23 Oct 2018 05:43:05 GMTFeedCreator 1.8.0-dev (info@mypapit.net) Quelques actualités concernant l’enquête sur les dépenses en APC 2017 http://www.couperin.org/breves/1359-quelques-actualites-concernant-l-enquete-sur-les-depenses-en-apc-2017 Lancée en février 2018 auprès des organismes de recherche puis en avril 2018 auprès des universités, l’enquête sur les dépenses en APC 2017 (Article Processing Charges) coordonnée par le consortium Couperin.org, est toujours en cours. Étendue à un périmètre d’établissements plus large que lors de la précédente vague de 2015, elle mobilise en tout 52 établissements de l’ESR, soit 21 établissements de plus.

 

Ce recueil d'informations a pour but d’obtenir une première idée de l’impact global de ces dépenses sur les budgets des établissements et, in fine, d'obtenir une baisse du prix des abonnements auprès des éditeurs.

 

Neuf mois après son lancement, Couperin.org en dresse un premier bilan positif :

  • 27 analyses sont terminées
  • 5 sont en cours, dont celle du CNRS (plus de 3900 lignes à analyser !)
  • 9 sont en attente de factures permettant la vérification de plusieurs dépenses
  • 11 extractions n’ont pas encore été reçues

 

L’enquête a donc bien avancé mais de nombreuses données restent encore à recueillir et d’autres à vérifier à partir des factures. Le concours des établissements est ici déterminant pour le succès de cette étude et l’obtention de résultats exhaustifs et consolidés.

 

Par ailleurs, 22 établissements ont déjà accepté la publication de leurs données 2015 sur la plateforme OpenAPC, permettant ainsi à la France de contribuer à ce vaste programme de recensement des dépenses APC au niveau international (cf. https://treemaps.intact-project.org/apcdata/openapc/#institution/country=FRA). Après la publication des données INRA dès le mois de septembre 2018, Couperin.org procédera dans les prochains jours au versement des données 2017 pour 17 établissements sur les 52.

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Fri, 19 Oct 2018 13:20:32 GMThttp://www.couperin.org/breves/1359-quelques-actualites-concernant-l-enquete-sur-les-depenses-en-apc-2017
Springer Nature accepte une baisse de tarif pour l’achat de ses revues, préalable à tout accord avec le consortium http://www.couperin.org/breves/1358-springer-nature-accepte-une-baisse-de-tarif-pour-l-achat-de-ses-revues-prealable-a-tout-accord-avec-le-consortium COMMUNIQUE DE PRESSE

Springer Nature accepte une baisse de tarif pour l’achat de ses revues, préalable à tout accord avec le consortium

Au terme de 21 mois de négociation, le consortium Couperin.org et l’éditeur Springer Nature sont arrivés à trouver un accord. Les négociateurs du consortium étaient notamment mandatés pour obtenir une offre qui prenne en compte les dépenses d’APC réalisées par établissements afin de sortir du dispositif de double paiement qui caractérise les revues hybrides. Par ailleurs la croissance au niveau international d’articles publiés en open access moyennant l’acquittement de frais de publication justifiait aussi une demande de révision des tarifs à la baisse.

Au cours des derniers mois, les établissements membres du consortium ont été régulièrement consultés et ont rejeté massivement les propositions successives de l’éditeur qui ne s’inscrivaient pas suffisamment dans une perspective de baisse des tarifs. Springer Nature a souhaité maintenir ouverts les accès aux revues tout au long de la négociation et a recherché un terrain d’entente.

La dernière offre de l’éditeur formalisée à la fin du mois de septembre porte sur un contenu de 1121 revues, un périmètre légèrement inférieur à l’accord antérieur, des titres non significatifs pour la recherche française ayant été soustraits à la collection. La propriété de tous les titres pour tous les membres ainsi que le transfert de contenus vers la plateforme nationale PANIST est renouvelée L’accord porte donc sur une acquisition pérenne des contenus, bien que le vocable utilisé soit généralement celui d’abonnement. L’évolution tarifaire comporte plusieurs options, toutes caractérisées par une baisse des tarifs : une option avec une baisse de 6,5% en 2018 suivie d’une hausse de 0,5% et 0,75% en 2019 et 2020 et une option avec une baisse continue sur 3 ans de 2,5%, 3% et 3,5%. Des dispositifs spécifiques ont été prévus pour les établissements qui ne renouvelleront leur abonnement qu’à compter de 2019.

L’accord d’une durée de 3 ans se traduira à son terme par une baisse des tarifs de 5,33% pour l’option 1 et de 8,74% pour l’option 2, la baisse par rapport à une offre à coût constant sur les trois années est de 5,95% et 5,55% respectivement pour les options 1 et 2.

Comme pour l’ensemble des ressources négociées, les établissements membres du consortium sont libres d’accepter une des options ou de ne pas renouveler leur abonnement. Au 10 octobre, près de 80 établissements renouvellent leur abonnement en choisissant une des formules proposées, une dizaine a décidé de ne pas renouveler et une trentaine n’a pas encore arrêté de choix définitif.

Cet accord inaugure une ère de décroissance des coûts et constitue une étape, qui devra s’accompagner d’une réflexion entre les établissements d’enseignement supérieur et de recherche d’une part et entre le consortium et l’éditeur d’autre part, pour construire des modèles de diffusion de l’information scientifique qui prennent en compte à la fois les impératifs de la science ouverte et le consentement des établissements à payer pour acquérir des contenus produits par les chercheurs et commercialisés par les éditeurs. Les services éditoriaux, qui sont réels, doivent être proposés à leur juste valeur. Les ressources économisées via la baisse des coûts ou les désabonnements devraient être, en tout ou partie selon le choix des établissements, réinvesties dans le développement des outils de la science ouverte, dont le fonds national pour la science ouverte annoncé par la ministre Frédérique Vidal le 4 juillet.

Paris, le 16 octobre 2018

Contact :

Sandrine Malotaux :

responsable département des négociations - Couperin.org

sandrine.malotaux@univ-tlse3.fr

 

Christine Weil-Miko :

responsable pôle négociations grands comptes – Couperin.org

Christine.weil-miko@cnrs-dir.f

 

Communiqué de presse (fr)

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Tue, 16 Oct 2018 14:31:48 GMThttp://www.couperin.org/breves/1358-springer-nature-accepte-une-baisse-de-tarif-pour-l-achat-de-ses-revues-prealable-a-tout-accord-avec-le-consortium
A propos du rachat de la startup LeanLibrary par SAGE Publishing http://www.couperin.org/breves/1357-a-propos-du-rachat-de-la-startup-leanlibrary-par-sage-publishing Couperin a pris bonne note du rachat de la startup LeanLibrary par SAGE Publishing annoncé le 12 septembre 2018.

Les conditions de l’offre tarifaire négociée par le consortium pour l’extension de navigateur LeanLibrary restent inchangées pour l’année en cours.
Le consortium insiste toutefois sur le principe selon lequel les données de navigation qui transitent par l’extension de navigateur LeanLibrary doivent rester absolument confidentielles. Leur exploitation, dont il est bien compris qu’elle est nécessaire au bon fonctionnement technique de l’extension (monitoring de l’applicatif), doit rester cantonnée à ce cadre et la frontière avec les autres activités de Sage doit être étanche. Il ne devra pas y avoir d’exploitation faite de ces données, ni de communication ou revente à un tiers (que ce soit Sage Publishing ou acteur extérieur).

Nous demandons en outre à ce que ces données soient détruites au fur et à mesure après un délai raisonnable et dans un cadre respectueux du RGPD.

 

(english version)

Couperin has taken note of the acquisition of the LeanLibrary startup by SAGE Publishing announced on September 12, 2018.

The terms of the price offer negotiated by the consortium for the LeanLibrary browser extension remain unchanged for the current year.
However, the consortium insists on the principle that navigation data passing through the LeanLibrary browser extension must remain absolutely confidential. Their exploitation, which is clearly understood to be necessary for the proper technical functioning of the extension (application monitoring), must remain limited to this framework and the border with other Sage activities must be watertight. There must be no exploitation of this data, nor any communication or resale to a third party (whether Sage Publishing or an external actor).

We further request that these data be destroyed on an ongoing basis after a reasonable period of time and within a framework that respects the GDPR.

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Tue, 16 Oct 2018 08:39:35 GMThttp://www.couperin.org/breves/1357-a-propos-du-rachat-de-la-startup-leanlibrary-par-sage-publishing
Accord européen pour autoriser des taux de TVA réduits sur les publications en ligne http://www.couperin.org/breves/1356-accord-europeen-pour-reduire-la-tva-sur-les-publications-numeriques Suite à l’avis du Parlement européen du 1er juin 2017, le 2 octobre 2018, les 28 pays membres de l’UE sont parvenus à un accord permettant d'aligner les règles en matière de TVA pour les publications numériques et celles en vigueur pour les publications sur support physique.

 

Les règles actuelles en matière de TVA (directive 2006/112/CE) stipulent que les services fournis par voie électronique sont taxés au taux normal de la TVA (15 % au minimum – 20% en France). Les publications sur support physique peuvent, elles, bénéficier de taux différents allant jusqu’à un taux réduit (5 % au minimum – 5,5% en France). Dans certains cas, l’application de TVA très réduites (inférieurs à 5 % -2,1% pour la presse en France), peuvent être appliquées. Les nouvelles règles s'appliqueront à titre temporaire, dans l'attente de l'introduction d'un nouveau système de TVA "définitif".

Les règles en vigueur en France depuis 2012, qui avaient étendu l’application de ce principe aux publications numériques en ligne, étaient en contradiction avec la Directive. Grâce à cette décision, la France se trouvera désormais en conformité avec les règles européennes.

La directive sera adoptée une fois que le texte aura été mis au point dans toutes les langues officielles.

 

Voir sous ce lien la version – en anglais – du texte

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Thu, 04 Oct 2018 15:02:35 GMThttp://www.couperin.org/breves/1356-accord-europeen-pour-reduire-la-tva-sur-les-publications-numeriques
Création d’un manuel numérique en open access http://www.couperin.org/292-couperin/nos-activites/services-et-prospective/ebook/vade-mecum-sur-les-ebooks/1354-creation-d-un-manuel-numerique-en-open-access Un prototype de livre enrichi en open access va bientôt voir le jour, financé par la MIPNES, l’université Paris Saclay et Couperin. Il s'agit d'un manuel numérique en histoire, dont Monsieur Christian Delporte est responsable scientifique. Ce projet est porté par Couperin et l'Université de Versailles Saint Quentin en Yvelines qui en assurera le développement (La ComUE Paris-Saclay, Numérique Premium, Nouveau Monde éditions, Le laboratoire Paragraphe (Paris 8), sont également partenaires).

Ce projet vise à pallier l'absence d'offre éditoriale de manuels numériques et de documents de référence regrettée depuis longtemps par les membres de Couperin et à proposer des manuels utilisables par tous au-delà des frontières notamment dans le cadre des pays francophones. La présence d'un comité éditorial et d'un comité de suivi scientifique composé des partenaires garantit, dès la genèse du projet, la plus grande transparence sur la rédaction des contenus et leur coordination pédagogique, afin de permettre une large diffusion au sein de la communauté de l'ESR et d’œuvrer à une plus grande réussite des étudiants en L.

Plusieurs axes de développement ont émergé au cours des échanges avec les partenaires, en particulier :

  • contenu conçu pour un très large public, y compris pour la Formation tout au long de la vie, et s'inscrivant dans le continuum bac - 3/+3 ;
  • intégration de tests de positionnement ainsi que de documents multimédias ;
  • libre utilisation au sein des ENT, afin qu'une ré-exploitation soit possible en établissement, sous la forme de modules librement utilisables par les enseignants. De ce point de vue, il s'agit également d'une base de ressources pédagogiques en ligne ; 
  • analyse quantitative et qualitative des usages du manuel numérique par les étudiants ;
  • utilisation dans le cadre de pédagogie inversée ou de classes numériques.

La philosophie de ce projet consistant dans une logique de mutualisation d'outils, il conviendra de capitaliser sur cette expérience pour tester la production d'autres manuels en open access. Dans un premier temps, Couperin s'attachera à mener à terme ce prototype. Néanmoins, il s'agit bien de l'ouvrir à d'autres disciplines.

Plusieurs thématiques avec des éditeurs partenaires sont déjà retenues et seront prochainement proposées : gestion, droit et sans doute psychologie. Plusieurs membres ont aussi fait part de leur souhait de voir ce type de ressources proposées en sciences exactes.

Les membres de Couperin seront donc appelés à participer au financement de ce manuel, selon des modalités proches de celles utilisées par le prototype OpenEdition Unlocked (financement participatif des bibliothèques). Le détail sera prochainement porté à la connaissance des membres, après discussion avec les éditeurs et Numérique Premium.

Les établissements désireux de s'investir plus avant dans ce projet, qui s'inscrit pleinement dans la dynamique de l'accès ouvert aux savoirs, sont appelés à contacter Grégory Colcanap, coordinateur du consortium Couperin. 

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Fri, 07 Sep 2018 14:09:20 GMThttp://www.couperin.org/292-couperin/nos-activites/services-et-prospective/ebook/vade-mecum-sur-les-ebooks/1354-creation-d-un-manuel-numerique-en-open-access
Bibliothèques académiques et livres numériques : analyse de l'enquête ebooks 2017 http://www.couperin.org/292-couperin/nos-activites/services-et-prospective/ebook/vade-mecum-sur-les-ebooks/1353-bibliotheques-academiques-et-livres-numeriques-analyse-de-l-enquete-ebooks-2017 Vous trouverez l'analyse complète de l'enquête en bas de cette page.

Synthèse

Contexte et généralités

En mai 2017, la Cellule e-book du consortium Couperin lançait cette nouvelle enquête sur les usages du livre numérique en bibliothèque académique. Partant du constat que l'offre de livres électroniques s'accroît et se diversifie, l’enquête avait pour but :

- d’effectuer un comparatif avec les résultats de l’enquête 2009, sachant que l’éventail des questions était moins large à cette époque ;
- de sonder les membres de Couperin sur les modèles économiques pertinents ;
- de collecter et diffuser les bonnes pratiques des établissements ;
- de dégager des préoccupations émergentes.

L’ambition de l’enquête, comportant 47 questions, est donc large, et vise à compléter les autres enquêtes menées au sein du consortium en identifiant les problématiques propres à ce média. L’ensemble de la chaîne d’acquisition/ traitement, signalement et valorisation du livre électronique y est abordé. Les questions portaient sur quatre thèmes : les éléments budgétaires, la politique documentaire, l’accès et le signalement, l’utilisation des statistiques.

Cette enquête est un succès, ne serait-ce que du point de vue du nombre d’établissements répondants (85 contre 77 en 2009), et de sa représentativité (En 2009, le spectre était un peu moins large : 56 université, 4 écoles de commerce, 14 écoles d'ingénieur et 2 organismes
de recherche) : 55 BU et assimilées dont les IEP, 6 écoles de commerce, 16 écoles d'ingénieur, 6 organismes de recherche dont la Bibliothèque nationale de France, et 2 autres. Cette relative diversification des profils s'explique d’une part par l'élargissement du consortium et l'intérêt toujours aussi constant des professionnels pour ce support, d’autre part par l’émergence de pratiques inédites, l’existence de nouvelles contraintes, le développement des technologies, l’amplification du nomadisme qui conditionnent l’exigence de l’usager à vouloir toujours plus d’accès à la documentation et ce quelle que soit l’interface de
connexion, le lieu et l’heure. Les bibliothèques sont donc forcées de s’adapter, et, dans ce contexte, les e-books proposent des potentialités très intéressantes.

Au vu des difficultés rencontrées dans les réponses à certaines questions (types de souscription, classification des fournisseurs d’e-books, identification des fournisseurs proposant des statistiques COUNTER), nous constatons encore que l’offre apparaît toujours aussi complexe et peu lisible et que, l’acculturation à l’objet e-book par les professionnels peut encore se révéler difficile. Même si le déséquilibre entre l’offre en langue anglaise et l’offre en français ou dans d’autres langues tant à s’amoindrir, certains secteurs disciplinaires sont encore peu couverts, ou bien s’ils sont couverts, ils ne le sont pas pour tous les niveaux. D’une manière générale, l’offre numérique pour les bibliothèques est très spécifique et reste moins bien fournie que l’offre grand public.

Les frontières typologiques parfois floues avec les bases de données ne participent pas à la bonne intelligibilité de ce support. De plus, l’enquête a mis au jour, mais cela est aussi applicable aux autres ressources numériques (revues, bases de données), une difficulté à construire des indicateurs, notamment par rapport à l’usage de l’imprimé, en termes de politique documentaire.

Budget et nature des acquisitions

Une part croissante mais relativement modeste des dépenses en ressources numériques est consacrée aux e-books (11,9%), que l’on peut expliquer par la pression forte des Big Deals, de l’inadéquation entre l’offre et la demande, des achats importants encore de monographies imprimées (notamment de manuels) ainsi que des nombreuses restrictions budgétaires. La moyenne des acquisitions est systématiquement plus élevée que la médiane, indiquant que certains établissements consacrent une part très importante de leur budget à l’acquisition
d’ebooks. Les universités bénéficient en général de budgets plus élevés que les organismes de recherche et les écoles.

Les bibliothèques opèrent à part à peu près égale des acquisitions pérennes et des abonnements, l’achat au titre à titre étant privilégié pour les premières, et l pour les seconds. Les modèles tarifaires semblent s’être encore complexifiés, parfois de manière artificielle, de fait, certains sont similaires malgré des appellations différentes (DDA, PDA, EBS, EBA, UCBM...) et mal assimilés par les professionnels. Les universités utilisent plus volontiers tout le panel des modèles. Le paysage éditorial s’est considérablement étoffé depuis 2009, avec l’apparition de nouveaux fournisseurs, la diversification des agrégateurs et de l’offre en français. Plus précisément, les fournisseurs français dominent le marché des abonnements, alors que les achats pérennes sont plus répartis entre les français et étrangers (frilosité traditionnelle des éditeurs français, offre anglophone pléthorique?). On remarque aussi que beaucoup de fournisseurs desservent un très petit nombre d’établissements à la fois, notamment des éditeurs en SHS. Ce sont d’ailleurs les livres en SHS qui sont les plus acquis en termes de volumes.

On constatera avec bonheur une meilleure couverture des négociations Couperin : 54% des acquisitions se faisaient hors Couperin en 2009, 62 à 74% se font dans le cadre consortial en 2017.

Politique documentaire et d’achat

Seule une minorité d’établissements a recours à des procédures normalisées dans le cadre des marchés publics ce qui démontre la difficulté d’élaborer un marché spécifique aux e-books. Les raisons sont multiples : la diversité des plateformes et des modèles rendant difficile la mise en concurrence, une offre fragmentée et mouvante, une offre aussi déficitaire par rapport à une demande toujours très forte de contenus, notamment de niveau Licence, en Français.

Pour ce qui concerne la politique documentaire, un basculement s’est également opéré ces dernières années : les bibliothécaires disciplinaires sont désormais soit décisionnaires soit co-décisionnaires quant à l’acquisition des e-books, ne laissant plus aux seuls responsables des ressources numériques le choix documentaire. Les e-books ne sont pas véritablement intégrés à la politique documentaire formalisée, il est encore difficile d’évaluer la part de substitution, complémentarité, doublonnage avec leurs équivalents imprimés. Le travail comparatif sur les indicateurs notamment ceux collectés par les SIGB reste difficile. Cependant de véritables stratégies documentaires se sont forgées. Ainsi certains établissements ciblent leurs acquisitions sur des éditeurs, des disciplines, des thématiques, des types d’ouvrages particuliers ou des pratiques d’usages très spécifiques favorisant tel mode d’accès sur un autre.

La complexité et la mobilité de l'offre, des modèles économiques et d'accès foisonnants et parfois peu lisibles et contraignants, la difficulté de collecter et de comparer les indicateurs, les budgets contraints sont autant de facteurs expliquant ce manque d’articulation avec la politique documentaire imprimée. Ces facteurs peuvent d’ailleurs constituer autant de freins à l’acquisition. Ils s’additionnent à l’indisponibilité de certains titres ainsi qu’au besoin d’acculturation et à la disponibilité de la part des bibliothécaires disciplinaires souvent occupés à d’autres tâches plus prioritaires. On le constate dans le large spectre des éditeurs (notamment français et grand public) demandés par les collègues dont un nombre significatif proposent déjà des offres.

Cette apparente méconnaissance des collègues sur les e-books d’ores et déjà disponibles traduirait plutôt une mauvaise réponse des éditeurs aux attentes des établissements : absence de certains ouvrages, notamment des éditions récentes, absence d’une offre au titre à titre, absence des titres auprès des fournisseurs retenus par les établissements​ ...

Accès et signalement

Les OPAC restent majoritairement l’outil de signalement le plus commun (73% des répondants), en combinaison souvent avec des outils de découvertes, des listes A to Z, de listes sur les sites Web. Le signalement est encore considéré comme une tâche fastidieuse en raison de la masse de données à traiter, de leurs qualité aléatoires, de la lourdeur des workflows à mettre en place, du nombre encore minoritaire de notices dans le Sudoc, de l’instabilité des bouquets, du manque de personnel. En effet, la plupart des établissements ayant répondu évaluent à 1 ETP ou moins le personnel dédié à l’acquisition et au signalement des e-books.

Cependant les établissements ont conscience de l’importance de la valorisation des ressources numériques (90% ont mis en place des actions en ce sens) : valorisation numérique (réseaux sociaux, carrousel, envoi de newsletters, blogs plus rarement), et valorisation physique. Deux tiers des répondants utilisent ainsi des fantômes ou des tables de présentations. Deux tiers également mettent en avant les livres numériques dans les formations, surtout en L et M, et parfois dans des formations dédiées à ce support. Les différentes pratiques de valorisation sont le plus largement implantées en BU. Ces dernières sont par ailleurs les seules à recourir massivement au SUDOC et se distinguent par l’utilisation des réseaux sociaux et la généralisation de la formation.

Usages et statistiques

Les bibliothèques ont considérablement amélioré depuis 2009 la collecte des statistiques d’usages. Aux statistiques Counter se sont ajoutées pour 15 établissements les statistiques collectées par EzPAARSE. Les indicateurs élaborés à partir des statistiques restent majoritairement le coût au téléchargement ou à la consultation, à l’instar du coût par article pour les revues électroniques. Des « hit-parades » sont aussi élaborés. Cependant, peu d’établissements mettent encore en parallèle les statistiques des SIGB même si un certain nombre en a le projet ou la volonté. Ceux qui le font d’ailleurs procèdent par segment sur des collections phares ou des éditeurs précis. Plus de la moitié des établissements pourtant font des statistiques d’usage un critère essentiel de reconduction ou suppression d’abonnement. Afin d’avoir une vision plus large et en même temps plus fine des usages, 20% des établissements (9% en 2009) ont mené des enquêtes qualitatives auprès des usagers.

Perspectives de l’enquête

Ainsi, il serait intéressant dans de futurs approfondissements d’étudier les modes d’utilisation des e-books, d’avoir une vision du parcours de lecture d’un e-book : en d’autres termes de mieux comprendre l’usage du livre électronique par les lecteurs de l’ESR, étudiants et enseignants. La question des indicateurs et de l’articulation fine entre les acquisitions des imprimés, et plus globalement des usages papier / électronique demeure cruciale.

Cependant, les livres électroniques sont donc, désormais, bien ancrés dans l’offre mise à disposition par bibliothèques académiques, ils sont mieux appréhendés, mieux signalés, et l’objet d’efforts de valorisation. Même si les livres électroniques sont encore loin de pouvoir remplacer la bibliothèque traditionnelle. Les attentes vis-à-vis de ce support sont fortes, en particulier pour développer l’usage de la documentation électronique dès les premières années de formation. Si des progrès notables ont été réalisés et que les bibliothèques ont su confectionner une offre documentaire et la valoriser, en dépit des lacunes de l’offre commerciale, il n’en demeure pas moins que l’ajout de nouveaux contenus éditoriaux reste une exigence.

Les enjeux qui prévalaient en 2009 restent encore d’actualité : offrir l’offre la plus large possible, avec des modèles économiques et d’accès durables et intelligibles, l’acculturation et la formation des professionnels, la pérennité de l’achat, ainsi que l’évaluation des usages.

La Cellule e-book
Et en particulier Florence Barré (Université de Nîmes), Marie-Line Chautemps(Bibliothèque Interuniversitaire Cujas,) Emilie Cosson (Université Paris-Descartes), Maité Fauchoux (Bibliothèque Interuniversitaire de la Sorbonne), Delphine Lescot (Université du Havre), Claire Nguyen (Université Paris-Dauphine), Dorothée Pain (Université de Versailles et de Saint-Quentin-en-Yvelines), Sébastien Respingue-Perrin (Université d'Evry), Odile Richaud (INSA Lyon), Thomas Violet (Bibliothèque Interuniversitaire de Santé).

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Tue, 09 Oct 2018 08:10:04 GMThttp://www.couperin.org/292-couperin/nos-activites/services-et-prospective/ebook/vade-mecum-sur-les-ebooks/1353-bibliotheques-academiques-et-livres-numeriques-analyse-de-l-enquete-ebooks-2017
De nouvelles données APC pour la France fournies par Couperin.org http://www.couperin.org/breves/1352-de-nouvelles-donnees-apc-pour-la-france-fournies-par-couperin-org_1352 Le consortium Couperin a lancé, en 2017, une enquête sur la pratique des APC (Article Processing Charges) dans plusieurs universités et organismes de recherche français. Ce recueil d'informations a pour but d’obtenir une première idée de l’impact global de ces dépenses sur les budgets des établissements et, in fine, d'obtenir une baisse du prix des abonnements auprès des éditeurs. De plus, la transparence des données et des prix des APC permet des comparaisons transfrontalières et doit contribuer à la modération tarifaire des éditeurs.

Un nouveau jeu de données a été mis à disposition ce 05 septembre 2018 sur le site open APC ainsi qu’une mise à jour des données de l’université de Bourgogne. Ces données couvrent les frais de publications de 51 articles publiés en 2015 par 2 établissements. Les dépenses totales s'élèvent à 75 524 € auprès de 16 fournisseurs et la redevance moyenne à 1 461 €.

Ces nouvelles données ont été fournies par les institutions suivantes :

  • Université Paris Descartes

Les données de l'établissement suivant ont été mises à jour : 

  • Université de Bourgogne

Voir aussi : https://openapc.github.io/general/openapc/2018/09/05/couperin/

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Thu, 06 Sep 2018 09:58:16 GMThttp://www.couperin.org/breves/1352-de-nouvelles-donnees-apc-pour-la-france-fournies-par-couperin-org_1352
cOAlition S : tout faire pour que l'open access devienne une réalité en 2020 http://www.couperin.org/breves/1351-coalition-s-tout-faire-pour-que-l-open-access-deveinne-une-realite-en-2020 Le 4 septembre 2018, 11 agences nationales de financement de la recherche européenne, dont l'ANR pour la France, avec le soutien de la Commission européenne, y compris le Conseil européen de la recherche (ERC), ont annoncé le lancement de cOAlition S, une initiative visant à faire du libre accès complet et immédiat aux publications de la recherche une réalité.

Il s'articule autour du Plan S, avec 1 but et 10 principes.

Plan S

Accélérer la transition vers le libre accès complet et immédiat aux publications scientifiques

 

1 but :

« Après le 1er janvier 2020, les publications scientifiques sur les résultats de la recherche financée sur fonds publics accordés par des agences de recherche ou des organismes de financement nationaux ou européens, doivent être publiées dans des revues ou sur des plateformes en accès libre. »

 

10 principes :

  • Les auteurs conservent les droits d'auteur de leur publication sans aucune restriction. Toutes les publications doivent être publiées sous licence ouverte, de préférence sous la licence Creative Commons Attribution CC BY. Dans tous les cas, la licence demandée doit répondre aux exigences définies par la Déclaration de Berlin ;

     

  • Les organismes de financement assureront conjointement l'établissement de critères et d'exigences rigoureux pour les services que doivent fournir les revues et les plateformes en accès libre et de haute qualité ;

     

  • Si de telles revues ou plateformes de haute qualité n'existent pas encore, les organismes de financement inciteront, de manière coordonnée, à les mettre en place et soutiendront leurs efforts ; un soutien sera également apporté aux infrastructures de libre accès lorsque cela sera nécessaire ;

     

  • Le cas échéant, les frais de publication en libre accès sont couverts par les organismes de financement ou les universités, et non par des chercheurs individuels ; il est reconnu que tous les scientifiques doivent pouvoir publier leurs travaux en libre accès même si leurs institutions disposent de moyens limités ;

     

  • Lorsque des frais de publication en Open Access sont appliqués, leur financement est standardisé et plafonné (en Europe) ;

     

  • Les organismes de financement demanderont aux universités, aux organismes de recherche et aux bibliothèques d'aligner leurs politiques et stratégies, notamment pour assurer la transparence des dispositifs en place ;

     

  • Les principes ci-dessus s'appliquent à tous les types de publications savantes, mais il est entendu que la date du 1er janvier 2020 pour atteindre le libre accès pour les monographies et les livres peut être dépassée ;

     

  • L'importance des archives ouvertes pour l’hébergement des résultats de la recherche est reconnue en raison de leur fonction d'archivage à long terme et de leur potentiel d'innovation éditoriale ;

     

  • Le modèle "hybride" de publication n'est pas compatible avec les principes ci-dessus ;

     

  • Les organismes de financement veilleront à ce que les recommandations ci-dessus soient appliquées et sanctionneront les pratiques qui s’en éloignent.

 

Pour plus d'informations :

http://scieur.org/coalition-s

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Wed, 05 Sep 2018 09:19:16 GMThttp://www.couperin.org/breves/1351-coalition-s-tout-faire-pour-que-l-open-access-deveinne-une-realite-en-2020
CAIRN : la négociation avec le Réseau canadien de documentation pour la recherche (RCDR) dans l'impasse. http://www.couperin.org/breves/1350-cairn-la-negociation-avec-le-reseau-canadien-de-documentation-pour-la-recherche-rcdr-dans-l-impasse Le Réseau canadien de Documentation pour la Recherche (RCDR) ne renouvellera pas sa licence nationale avec Cairn, un agrégateur de publications francophones. La décision survient après que Cairn ait indiqué qu’il ne mettrait pas fin à sa politique de tarification où les établissements francophones et bilingues doivent payer un montant significativement plus élevé que les établissements anglophones allant ainsi à l'encontre des valeurs de ce réseau.

Pour en savoir plus : https://www.crkn-rcdr.ca/fr/node/16131

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Tue, 24 Jul 2018 09:50:38 GMThttp://www.couperin.org/breves/1350-cairn-la-negociation-avec-le-reseau-canadien-de-documentation-pour-la-recherche-rcdr-dans-l-impasse
De nouvelles données APC pour la France fournies par Couperin.org http://www.couperin.org/breves/1349-de-nouvelles-donnees-apc-pour-la-france-fournies-par-couperin-org_1349 Le consortium Couperin a lancé, en 2017, une enquête sur la pratique des APC (Article Processing Charges) dans plusieurs universités et organismes de recherche français. Ce recueil d'informations a pour but d’obtenir une première idée de l’impact global de ces dépenses sur les budgets des établissements et, in fine, d'obtenir une baisse du prix des abonnements auprès des éditeurs. De plus, la transparence des données et des prix des APC permet des comparaisons transfrontalières et doit contribuer à la modération tarifaire des éditeurs.

Un nouveau jeu de données a été mis à disposition ce 17 juillet 2018 sur le site open APC. Ces nouvelles données ont été fournies par les institutions suivantes : l’université de Lorraine et le CNRS.

Ce nouvel ensemble de données couvre les frais de publication de 682 articles publiés en 2015. Les dépenses totales s'élèvent à 1 053 849 € et la redevance moyenne à 1 545 €.

Plus précisément, les données fournies par le CNRS couvrent les frais de publications de 662 articles publiés en 2015 dans les revues de 51 éditeurs. Les dépenses totales s'élèvent à 58 0514 € et la redevance moyenne à 1697 €.

Voir aussi : https://openapc.github.io/general/openapc/2018/07/17/couperin/

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Mon, 23 Jul 2018 09:49:40 GMThttp://www.couperin.org/breves/1349-de-nouvelles-donnees-apc-pour-la-france-fournies-par-couperin-org_1349
Newsletters http://www.couperin.org/310-couperin/presentation3/notre-organisation/membres/newsletters/1348-newsletters Pour ne rien rater des actualités de Couperin.org, inscrivez-vous à la liste de diffusion "informations" pour recevoir notre newsletter !

La newsletter Couperin.org se veut être un relais indispensable entre Couperin.org et ses membres. Diffusée après chaque Bureau Professionnel, elle constituera un retour rapide sur les temps forts du consortium.

 

Toutes les précédentes Newsletters sont consultables sur cette page en format pdf. 

Newsletter 1

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Mon, 16 Jul 2018 12:02:28 GMThttp://www.couperin.org/310-couperin/presentation3/notre-organisation/membres/newsletters/1348-newsletters
Typologie des offres e-books 2018 http://www.couperin.org/262-couperin/nos-activites/services-et-prospective/ebook/typologie-des-offres/1347-typologie-des-offres-e-books-2018 Ebooks négociés Couperin 2018 : panorama

Ce panorama a pour objectif d’accompagner le comparateur des offres d’ebooks disponibles sur le site de Couperin.org.

Il n’a pas vocation à détailler l’ensemble des offres d’ebooks négociées car les informations les plus précises sont disponibles dans le comparateur ou dans les pages consacrées à chaque négociation d’ebooks.

En revanche, la cellule ebooks souhaite faire ici un état des lieux des offres d’ebooks à destination d’un public universitaire en 2018 et des différentes questions que les professionnels de la documentation peuvent se poser sur cet environnement éditorial.

Pour toute question ou commentaire sur ces sujets, vous pouvez vous adresser à la cellule ebooks : ceb@listes.couperin.org

Les modèles économiques

Les offres non négociées Couperin.org en 2018

Bilan financier national selon les données ERE 2017

Point sur l’enquête sur les ebooks 2017

Budget et nature des acquisitions

Politique documentaire

Signalement et valorisation

Usages et statistiques

Istex : des livres numériques pour l’ensemble de l’ESR

Point sur des projets et négociations en cours

Projet OpenEdition Unlocked

Projet de création de manuel numérique

La TVA

Les modèles économiques

Les modèles traditionnels restent l’abonnement et l’achat.

  • Les abonnements : ils se souscrivent à l’année par collection/ thématique définis par le fournisseur.
  • L’achat de bouquet et/ou titre à titre : toutes les plateformes d’éditeurs proposent désormais l’achat titre à titre, à l’exception de Springer.
  • Les bouquets peuvent être soit fixés par le fournisseur (par thématiques, éditeurs) soit personnalisables (modèle pick and choose en anglais)

Modèles dirigés :

  • EBA / EBS / EBM (Evidence Based Acquisition / Evidence Based Selection / Evidence Based Management) = Consiste en l’ouverture de tout ou partie du catalogue pendant plusieurs mois puis étude des statistiques d’usage et achat des ebooks les plus consultés (mise de départ avec un montant minimum généralement prévu par l’éditeur).
  • DDA / PDA/ ADL (Demand Driven Acquisition / Patron Driven Acquisition / Acquisitions dirigées par le lecteur) = Permet de fournir un accès à tout ou partie du catalogue et de ne payer que les titres sollicités par les usagers (copie, impression, téléchargement).

Quand les titres sont sollicités par des actions des usagers, la bibliothèque a le choix entre les acheter (accès perpétuel) ou profiter de prêts courte durée (équivalent à des locations)

L’un et l’autre peuvent être soumis à une médiation ou non. Un achat ou un prêt soumis à médiation fait référence au cas où le bibliothécaire contrôle la requête d’un usager pour un document et choisit de l’acheter et/ou de le louer - ou pas.

Grâce aux profils, la bibliothèque peut déterminer quels ebooks sont mis à disposition des usagers en utilisant des critères d’inclusion ou d’exclusion tels que le sujet, l’éditeur, la date de publication, l’auteur, le prix, entre autres. Les profils aident à restreindre le choix aux ebooks qui s’insèrent dans la collection de la bibliothèque et peuvent être affinés à tout moment.

 

Les modèles dirigés varient selon qu’il s’agit d’un éditeur ou d’un agrégateur. Dans le premier cas, seront proposés des modèles EBA / EBS / EBM ; dans le second, les modèles DDA / PDA seront proposés.

La contrainte essentielle dans le cas d’un modèle basé sur les usages est la communication. Pour mieux cibler les usagers, il peut être pertinent de découper les ensembles de titres en trop grandes quantités en domaines disciplinaires.

La problématique du signalement est également à prendre en compte : faut-il intégrer les titres proposés au catalogue ou à l’outil de découverte ? La gestion est également à anticiper (comment articuler dans son SIGB les titres disponibles et les titres acquis) ?

D’une façon générale, pour les deux modèles, la contrainte du coût est à prendre en compte : plus la mise de départ est importante et plus il y aura d’ebooks mis à disposition des usagers.

Les offres non négociées Couperin.org en 2018

Sur les 23 offres négociées pour 2018, 3 négociations n’ont pas pu aboutir :

De Gruyter

Comme en 2017, la négociation des ebooks De Gruyter, conditionnée à celle des revues, infructueuse, n’a pas abouti : retards trop importants dans la publication des ebooks pour valider une offre de bouquets, trop faibles remises sur le titre à titre, problèmes de traduction des licences.

LNM (Lecture Notes in Mathematics - Springer)

Contrairement à 2017, il n’y a pas eu d’accord en 2018 en raison des tarifs trop élevés proposés par l’éditeur, dépassant les préconisations de la lettre de cadrage.

Wiley-Blackwell

En raison d’un changement de modèle économique, l’éditeur n’a pas proposé pour 2018 d’offre Couperin pour les ebooks.

Bilan financier national selon les données ERE 2017

Nous vous proposons ci-dessous quelques données tirées de l’enquête ERE sur les données 2017.

L’analyse de cette enquête n’étant pas encore finalisée à l’heure où nous publions ce panorama, il faut retenir que cette analyse ne porte que sur un échantillon de 55% des répondants.

Sur ces 55%, il y 740 contrats liés à des ebooks pour un chiffres d’affaires de 4 785 036€ HT, poste qui reste en deçà des périodiques et bases de données.

La médiane du nombre d'abonnements à une ressource est de 5 établissements.

Les ressources comptant plus de 20 contrats, actuellement, sont par ordre croissant, les suivantes:

  • eVidal
  • Le Robert Dictionnaires Numériques
  • Dawsonera
  • Encyclopedia Universalis + Britannica
  • Cyberlibris / Scholarvox
  • Numérique Premium
  • Encyclopedia Universalis (seule)
  • ENI Livres numériques
  • Cairn - Ebooks

On notera également que 9 établissements étaient abonnés à Numilog en 2017.

Point sur l’enquête sur les ebooks 2017

En mai 2017, la Cellule ebook du consortium Couperin a lancé une nouvelle enquête sur les usages du livre numérique en bibliothèque académique, à laquelle ont répondu 86 établissements (dont 57 bibliothèques universitaires et assimilées).

Il apparaît que l’offre est toujours aussi complexe et peu lisible et que, l’acculturation à l’objet ebook par les professionnels peut encore se révéler difficile. Même si le déséquilibre entre l’offre en langue anglaise et l’offre en français ou dans d’autres langues tend à s’amoindrir, certains secteurs disciplinaires sont encore peu couverts, ou bien s’ils sont couverts, ils ne le sont pas pour tous les niveaux.

Quatre points ont été abordés dans l’enquête :

Budget et nature des acquisitions

Une part croissante mais relativement modeste des dépenses en ressources numériques est consacrée aux ebooks (11,9%), que l’on peut expliquer par la pression forte des Big Deals, de l’inadéquation entre l’offre et la demande, des achats importants encore de monographies imprimées (notamment de manuels) ainsi que des nombreuses restrictions budgétaires.
Les bibliothèques opèrent à part à peu près égale des acquisitions pérennes et des abonnements, l’achat au titre à titre étant privilégié pour les premières, et le bouquet pour les seconds. Les modèles tarifaires semblent s’être encore complexifiés, parfois de manière artificielle, de fait, certains sont similaires malgré des appellations différentes (DDA, PDA, EBS, EBA, UCBM…) et mal assimilés par les professionnels.
Le paysage éditorial s’est considérablement étoffé depuis 2009, avec l’apparition de nouveaux fournisseurs, la diversification des agrégateurs et de l’offre en français.

Seule une minorité d’établissements a recours à des procédures normalisées dans le cadre des marchés publics ce qui démontre la difficulté d’élaborer un marché spécifique aux e-books.

Politique documentaire

Un basculement s’est également opéré ces dernières années : les bibliothécaires disciplinaires sont désormais soit décisionnaires soit co-décisionnaires quant à l’acquisition des e-books, ne laissant plus aux seuls responsables des ressources numériques le choix documentaire.

Les ebooks ne sont pas véritablement intégrés à la politique documentaire formalisée, il est encore difficile d’évaluer la part de substitution, complémentarité, doublonnage avec leurs équivalents imprimés.

Le travail comparatif sur les indicateurs notamment ceux collectés par les SIGB reste difficile. Cependant de véritables stratégies documentaires se sont forgées. Ainsi certains établissements ciblent leurs acquisitions sur des éditeurs, des disciplines, des thématiques, des types d’ouvrages particuliers ou des pratiques d’usages très spécifiques favorisant tel mode d’accès sur un autre.

Cependant, l’acculturation des bibliothécaires disciplinaires est encore inachevée, leur apparente et relative méconnaissance sur les ebooks disponibles traduirait plutôt une mauvaise réponse des éditeurs aux attentes des établissements : absence de certains ouvrages, notamment des éditions récentes, absence d’une offre au titre à titre, absence des titres auprès des fournisseurs retenus par les établissements…

Signalement et valorisation

Les OPAC restent majoritairement l’outil de signalement le plus commun (73% des répondants), en combinaison souvent avec des outils de découvertes, des listes A to Z, de listes sur les sites Web. Cependant les établissements ont conscience de l’importance de la valorisation des ressources numériques (90% ont mis en place des actions en ce sens) : valorisation numérique (réseaux sociaux, carrousel, envoi de newsletters, blogs plus rarement), et valorisation physique.

Usages et statistiques

Les bibliothèques ont considérablement amélioré depuis 2009 la collecte des statistiques d’usages. Aux statistiques Counter se sont ajoutées pour 15 établissements les statistiques collectées par EzPAARSE. Les indicateurs élaborés à partir des statistiques restent majoritairement le coût au téléchargement ou à la consultation, à l’instar du coût par article pour les revues électroniques. Des « hit-parades » sont aussi élaborés. Plus de la moitié des établissements pourtant font des statistiques d’usage un critère essentiel de reconduction ou suppression d’abonnement.

Ainsi, il serait intéressant dans de futurs approfondissements d’étudier les modes d’utilisation des e-books, d’avoir une vision du parcours de lecture d’un ebook : en d’autres termes de mieux comprendre l’usage du livre électronique par les lecteurs de l’ESR, étudiants et enseignants. La question des indicateurs et de l’articulation fine entre les acquisitions des imprimés, et plus globalement des usages papier / électronique demeure cruciale.
Cependant, les livres électroniques sont donc, désormais, bien ancrés dans l’offre mise à disposition par bibliothèques académiques, ils sont mieux appréhendés, mieux signalés, et l’objet d’efforts de valorisation.

Istex : des livres numériques pour l’ensemble de l’ESR

Contrairement à Collex, les livres numériques acquis dans le dispositif Istex le sont sous une licence nationale qui les rend disponibles à l’ensemble des établissements de l’ESR français. Faiblement présents dans les premières acquisitions Istex, les livres numériques ont représentés la majorités des nouvelles licences ouvertes en 2017.

Si on prend en compte les dictionnaires et les corpus de textes, 10 bouquets d’ebooks sont disponibles via ces licences nationales. Ils couvrent un large éventail de disciplines, en sciences humaines comme en sciences et techniques :

  • Brepols (inclus les Miscellanea)
  • GSL (les "special publications" de la "Lyell collection")
  • Numérique Premium (2 bouquets : "Littérature française et francophone" et "Révolution et Empire")
  • Springer (book series en maths, physique, chimie et sciences de l'ingénieur)
  • RSC
  • Taylor & Francis (sciences politiques)
  • De Gruyter (en langue française, publiés entre 1965 et 2017)
  • OpenEdition (1200 titres en histoire, sociologie et anthropologie)

Pour les dictionnaires :

  • le New Pauly (Brill)
  • les Dictionnaires et Grammaires des Classiques Garnier

La taille de ces bouquets va de quelques dizaines de titres à plusieurs milliers. Les livres sont en majorité destinés à un lectorat de chercheurs ou à des étudiants de niveau Master mais certains bouquets contiennent également des livres accessibles dès la Licence (bouquet Numérique Premium par exemple), avec même quelques séries de manuels (notamment dans le bouquet SpringerNature.)

L’accès à ces livres numériques se fait classiquement sur les plateformes des fournisseurs/éditeurs pour la durée précisée sur les licences qui est généralement de 5 ans. En complément, ces documents sont progressivement chargés sur la plateforme Istex, comme les autres acquisitions Istex. Ainsi la pérennité de leur accès est assurée en dehors de la plateforme du fournisseur privé.

Par ailleurs, la création et la mise à jour des fichiers KBART par les équipes de l’Abes est une aide précieuse aux établissements pour la valorisation de ces collections dans leurs propres systèmes de signalement.

Point sur des projets et négociations en cours

Projet OpenEdition Unlocked

OpenEdition a monté avec Knowledge Unlatched un prototype de libération d’ouvrages de recherche en langue française. La Cellule ebook en lien avec les négociateurs a discuté en amont du modèle économique le plus pertinent (sélection des titres, nature des contenus, établissements visés etc.). Elle a par ailleurs introduit ce projet dans la liste des initiatives finançables via le dispositif CollEx.

Des collègues spécialistes en SHS ont répondu à un appel à candidature pour participer à la sélection des ouvrages.

La liste de titres ayant été établi, le projet devrait être présenté en septembre 2018. Les membres de Couperin seront appelés à y participer.

Projet de création de manuel numérique

La CeB a impulsé et accompagné un projet de création native de manuel numérique et partenariat avec Numerique Premium et l’Université de Versailles-Saint-Quentin. Il s’agit de créer un prototype de manuel numérique en histoire, pouvant être transféré dans d’autres disciplines. Ce manuel enrichi en Open Access comportera des tests de positionnement, et sera susceptible de s‘interfacer avec les ENT des établissements, chaque enseignant pouvant l’utiliser comme document pivot de son cours. Le projet est estimé à 70 000€ et a été présélectionné dans le cadre de l’AMI porté par la MIPNES en 2018.

Ce dossier, quelle que soit l’issue de l’AMI, sera porté auprès des membres de Couperin, sans doute via un financement en crowdfunding.

La TVA

La majorité des fournisseurs a appliqué, pour les ebooks, le taux réduit de TVA de 5,5%. Néanmoins, certains éditeurs, par exemple d’encyclopédies, continuent d’appliquer le taux “normal” de 20 % considérant qu’il s’agit d’un service numérique. Un état des lieux et plan d’actions  a été entrepris pour faire appliquer le bon taux. Si l’on applique la grille d'analyse (Annexe 2) aux ebooks négociés par Couperin.org, il apparaît que les fonctions qui n’existent pas dans l’univers ‘papier’ peuvent être considérées en totalité ou pour l’essentiel comme des éléments accessoires propres au numérique. Leur objectif principal est de rendre possible et faciliter l’accès aux publications ou de transposer dans l’univers numérique les actions pratiquées sur des documents papier.

A titre d‘illustration une liste non exhaustive de fonctionnalités pratiquées depuis plusieurs années par des fournisseurs appliquant le taux réduit et qui n’ont fait l’objet d’aucune contestation.

  • Moteur de recherche : recherche simple et experte, indexation, alertes, renvois sur des sujets  similaires, accès aux archives du titres ou d’un ensemble de titres
  • modalités de défilement, de feuilletage,
  • variations typographiques,
  • création de bibliographies, génération de métadonnées de citation du document,
  • surlignages, annotations et partage d’annotations,
  • identification et authentification et autres dispositifs d’autorisation d’accès,
  • impression, envoi à un tiers, téléchargement dans divers formats,  création de liens entre documents, comparaison de versions, constitution de dossiers,
  • aide en ligne, assistance, formation à l'utilisation de l'outil
  • statistiques d’utilisation

Même si les frais de plateforme et de service tendent à être abandonnés, il conviendra de rester vigilant sur le taux appliqué pour ces prestations.

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Fri, 13 Jul 2018 16:08:11 GMThttp://www.couperin.org/262-couperin/nos-activites/services-et-prospective/ebook/typologie-des-offres/1347-typologie-des-offres-e-books-2018
La ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation annonce l’obligation de dépôt pour les articles, ouvrages et données issues de la recherche. http://www.couperin.org/breves/1345-la-ministre-de-l-enseignement-superieur-de-la-recherche-et-de-l-innovation-annonce-l-obligation-de-depot-pour-les-articles-ouvrages-et-donnees-issues-de-la-recherche Ce 4 juillet, Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, est intervenue sur la politique nationale de science ouverte au congrès annuel de la LIgue des Bibliothèques Européennes de Recherche (LIBER), au LILLIAD Learning center Innovation - Université de Lille à Villeneuve d’Ascq. Parmi les actions mises en place par ce plan national, l’obligation de diffusion en accès ouvert des articles, ouvrages et données issues de la recherche a été annoncée.

 

Lors de son discours à LIBER, qui regroupe 400 établissements nationaux ou universitaires, la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, Frédérique Vidal, a présenté le « plan national pour la science ouverte » qui met en place les conditions du développement d’une science ouverte en France.

Le premier axe, consiste à généraliser l’ouverture des publications. La ministre a déclaré la mise en place d’une obligation de diffusion en accès ouvert des articles et ouvrages issus des recherches financées par appel à projets sur fonds publics. Ce premier axe prévoit aussi la création d’un fond pour la science ouverte.

Le second axe, consiste à structurer et, autant que possible, à ouvrir les données de la recherche. Cette décision s’accompagnera d’une obligation de diffusion en accès ouvert des données issues de recherches financées par appels d’offres sur fonds publics. L’association de données structurées et ouvertes aux articles publiés par les chercheurs sera elle aussi encouragée par la ministre.

Enfin, le troisième et dernier axe vise à inscrire la France dans une dynamique durable, européenne et internationale. Voir la science ouverte devenir une solution réflexe et quotidienne pour les chercheurs est, pour la ministre, indispensable. La mise en place de formations et de plans de communication autour des possibilités de publications ouvertes devient dès lors une priorité de ce plan national.

Pour avoir accès au discours entier : http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid132531/plan-national-pour-la-science-ouverte-discours-de-frederique-vidal.html

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Mon, 09 Jul 2018 09:15:08 GMThttp://www.couperin.org/breves/1345-la-ministre-de-l-enseignement-superieur-de-la-recherche-et-de-l-innovation-annonce-l-obligation-de-depot-pour-les-articles-ouvrages-et-donnees-issues-de-la-recherche
Lean Library http://www.couperin.org/194-couperin/nos-activites/negociations/liste-des-negociations/1344-lean-library LOG
Ressource Lean Library
Fournisseur  Lean Library B.V.
Descriptif ressource Extension de navigateur composée de 3 modules : LibAccess, LibAssist et LibAlternatives
Contact fournisseur Johan Tilstra : info@leanlibrary.com0031 6 151 24 862

 

État de la négociation

  • 2018 : conclue pour 2018-2019
Négociateur Couperin Maud Soverini & Thomas Porquet
Établissement négociateur  Univ. d'Evry Val d'Essonne / Couperin.org
Mèl négociateur

maud.soverini@univ-evry.fr

thomas.porquet@couperin.org

   
Négociation rattachée au pôle    LOG - Jérôme Kalfon
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Tue, 03 Jul 2018 14:58:57 GMThttp://www.couperin.org/194-couperin/nos-activites/negociations/liste-des-negociations/1344-lean-library
Lise Dumasy élue nouvelle présidente de Couperin.org http://www.couperin.org/breves/1343-lise-dumasy-elue-nouvelle-presidente-de-couperin-org COMMUNIQUE DE PRESSE

Lise Dumasy élue nouvelle présidente de Couperin.org

Photo Lise Dumasy petit

 

Ce 21 juin, Lise Dumasy, présidente de la communauté Université Grenoble Alpes, a été élue à l’unanimité, présidente du Conseil d'Administration de Couperin.org. Elle prend la suite de Jean-Pierre Finance qui, après avoir exercé la présidence pendant 9 années, a souhaité passer le relais. Il reste membre du CA jusqu’au prochain renouvellement des instances.

Lise Dumasy est professeure de littérature française et exerce son activité de recherche au sein de l’unité mixte de recherche Litt&arts. Ex-Présidente de l’Université Grenoble Alpes, ainsi que de l’Université Stendhal. Elle a également dirigé les Éditions Littéraires et Linguistiques de l'Université de Grenoble (ELLUG) et présidé, au cours de cette même période, l'Association des éditeurs de la recherche et de l'enseignement supérieur. Son parcours professionnel et les postes stratégiques qu’elle occupe ou a occupé lui confèrent une vision d’ensemble des problématiques liées à la publication scientifique, à l’enseignement supérieur et la recherche.

Ses orientations s’inscrivent dans la continuité de la stratégie portée par Jean-Pierre Finance. Au cours de ses mandats successifs, il s’est attelé à rassembler l’ensemble de la communauté de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche au sein du consortium, dont la traduction a été la refondation du consortium en 2013. Il a accompagné la montée en charge et la professionnalisation de l’activité de Couperin.org, son insertion et sa reconnaissance à l'international et a joué un rôle déterminant dans la création du projet ISTEX.

Dans un contexte de forte mutation de la communication scientifique marqué par le développement de la science ouverte, Lise Dumasy s’attachera notamment à :

  • promouvoir une politique volontariste permettant une réduction des dépenses d’IST auprès des grandes multinationales de l’édition dont la position dominante entraine une distorsion de la concurrence.
  • soutenir les initiatives permettant de développer la publication en open access, notamment par le développement d’une offre éditoriale alternative.

Pour atteindre ces objectifs, il lui paraît primordial de maintenir et de renforcer le dialogue entre l’ensemble des acteurs impliqués dans ces questionnements et actions. Comme son prédécesseur, Mme Dumasy est aussi Présidente du CA de l’Agence Bibliographique de l’Enseignement Supérieur (ABES), garantissant ainsi la cohérence des actions de ces deux opérateurs.

La constante recherche d’une cohérence des actions au niveau national n’a de sens que si elle s’effectue en étroite articulation avec les interventions menées à l’échelle européenne et internationale.

La présidente du consortium est assistée de deux vice-présidents : Jean-François Balaudé, président de l’Université Paris Nanterre, déjà élu et Alain Schuhl, directeur général délégué à la science du CNRS, qui a été élu à l’unanimité lors de ce même CA.

Contact presse :
Armance Gelaude
Chargée de Communication
armance.gelaude@couperin.org
01 53 94 21 72

Communiqué de Presse (Fr)

Photo Lise Dumasy

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Mon, 02 Jul 2018 09:42:40 GMThttp://www.couperin.org/breves/1343-lise-dumasy-elue-nouvelle-presidente-de-couperin-org
SELL signe une déclaration commune concernant l'open access. http://www.couperin.org/breves/1342-le-sell-signe-une-declaration-commune-concernant-l-open-access Lors du 18e meeting du 7 et 8 mai 2018 de SELL (Southern European Libraries Link) les consortiums du Portugal, d’Espagne, de France, d’Italie, de Grèce, de Turquie et d’Israël ont réitéré leur soutien à l’open access et leur volonté d’accélérer la transition vers l’accès gratuit et rapide à la publication scientifique. Afin d’appuyer cette volonté, une déclaration commune concernant l’open access a été rédigée et signée par les consortiums de ces pays membres.

SELL (Southern European Libraries Link) est un rassemblement de consortiums créé dans le but de rassembler les bibliothèques des pays d'Europe du Sud. Il a pour objectif principal de promouvoir les exigences particulières de ses membres aux fournisseurs de ressources électroniques afin d'élaborer des politiques communes pour l'acquisition de ressources et d'échanger des d'informations sur les négociations avec les éditeurs, mais aussi pour soutenir d'autres domaines de collaboration.

La déclaration, présente sur le site de SELL, reprend les principes communs sur lesquels les membres de SELL se rejoignent concernant les négociations avec les éditeurs.

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Fri, 22 Jun 2018 16:07:31 GMThttp://www.couperin.org/breves/1342-le-sell-signe-une-declaration-commune-concernant-l-open-access
De nouvelles données APC pour la France fournies par Couperin.org http://www.couperin.org/breves/1341-de-nouvelles-donnees-apc-pour-la-france-fournies-par-couperin-org Le consortium Couperin a lancé, en 2017, une enquête sur la pratique des APC (Article Processing Charges) dans plusieurs universités et organismes de recherche français. Ce recueil d'informations a pour but d’obtenir une première idée de l’impact global de ces dépenses sur les budgets des établissements et, in fine, d'obtenir une baisse du prix des abonnements auprès des éditeurs. De plus, la transparence des données et des prix des APC permet des comparaisons transfrontalières et doit contribuer à la modération tarifaire des éditeurs.

Après la première série de données mise en ligne le 8 juin 2018, un nouveau jeu de données a été mis à disposition ce 22 juin 2018 sur le site open APC. Ils couvrent les frais de publications de 40 articles publiés en 2015 par 5 nouveaux établissements. Les dépenses totales s'élèvent à 54 926 € auprès de 17 fournisseurs et la redevance moyenne à 1 373 €.

Ces nouvelles données ont été fournies par les institutions suivantes :

  • Université de Bordeaux
  • Université Grenoble Alpes
  • Institut national polytechnique de Toulouse
  • Université Nice-Sophia-Antipolis
  • Université de Poitiers

Voir aussi : https://openapc.github.io/general/openapc/2018/06/22/couperin/

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Fri, 22 Jun 2018 15:51:29 GMThttp://www.couperin.org/breves/1341-de-nouvelles-donnees-apc-pour-la-france-fournies-par-couperin-org
TVA http://www.couperin.org/148-couperin/nos-activites/negociations/boite-a-outils/1340-tva Elaborés par le département des négociations documentaires, les documents suivants visent à éclaircir la situation concernant la TVA applicable aux livres et aux revues en ligne. Ils dressent un étât des lieux de la situation et proposent la mise en place d'un plan d'action.

Une liste des ressources avec indication du taux de TVA applicable est accessible sur cette page. S'agissant d'un document de travail en cours, il n'est accessible qu'en mode authentifié. Cette liste est le résultat d’un travail effectué par certains négociateurs, les responsables de pôles et le DND. pour toute question ou commentaire s'adresser à negociations@couperin.org

Le régime de TVA signalé pour chaque ressource est indicatif : il résulte de l'application des critères décrits dans la note d'analyse, en particulier l'annexe 2. Il s’agit donc d’une simple proposition qui se base pour l’essentiel sur les définitions du BOFIP. Cependant, les définitions qui s’y trouvent peinent parfois à s’appliquer au numérique laissant une marge d’interprétation que nous avons, par cette démarche, tenté de lever.

Dernière mise à jour : 09.07.2018

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Mon, 09 Jul 2018 12:36:20 GMThttp://www.couperin.org/148-couperin/nos-activites/negociations/boite-a-outils/1340-tva
Couperin.org fournit les premières données APC pour la France http://www.couperin.org/breves/1339-couperin-org-fournit-les-premieres-donnees-apc-pour-la-france Le consortium Couperin a lancé, en 2017, une enquête sur la pratique des APC (Article Processing Charges) dans plusieurs universités et organismes de recherche français. Ce recueil d'informations a pour but d’obtenir une première idée de l’impact global de ces dépenses sur les budgets des établissements et, in fine, d'obtenir une baisse du prix des abonnements auprès des éditeurs. De plus, la transparence des données et des prix des APC permet des comparaisons transfrontalières et doit contribuer à la modération tarifaire des éditeurs.

Depuis le 8 juin 2018, une première série de données, provenant de 10 institutions, est publiée sur le site d'OpenAPC. D’autres suivront bientôt. L'ensemble de données initial couvre les frais de publication pour 695 articles publiés en 2015. Les dépenses totales s'élèvent à 1 173 258 € auprès de 55 fournisseurs et la redevance moyenne à 1 688 €.

Ces premières données ont été fournies par les institutions suivantes :

  • Aix-Marseille Université
  • Université de Bourgogne
  • Hospices Civils de Lyon
  • Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA)
  • Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM)
  • Université Lille 1
  • Université Lille 2
  • Université de Rennes 1
  • Université de Toulon
  • Université Pierre et Marie Curie (Paris VI)

Retrouvez l'ensemble de ces premières informations ici : https://treemaps.intact-project.org/apcdata/openapc/#institution/period=2015

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Mon, 11 Jun 2018 14:16:49 GMThttp://www.couperin.org/breves/1339-couperin-org-fournit-les-premieres-donnees-apc-pour-la-france
La suède se mobilise pour le libre accès et rompt ses accords avec Elsevier. http://www.couperin.org/breves/1338-la-suede-se-mobilise-pour-le-libre-acces-et-rompt-ses-accords-avec-elsevier Le consortium Bibsam* a décidé de ne pas renouveler, ce 30 juin, les accords en place depuis 20 ans avec le groupe éditorial scientifique Elsevier. Cette mesure est conforme à l’objectif fixé par le gouvernement suédois d’un accès libre, gratuit et immédiat généralisé d’ici 2026. Elle vient renforcer le mouvement international pour une mise en œuvre concrète du libre accès.

Les exigences du Consortium suédois sont

  • - Accès immédiat et libre et gratuit à tous les articles publiés dans les revues Elsevier par les chercheurs affiliés aux organisations participantes.
  • - Accès en lecture à tous les articles des 1 900 revues d'Elsevier pour les organisations participantes .
  • - Un modèle tarifaire durable permettant une transition vers le libre accès.

La présidente de l'université de Stockholm, Astrid Söderbergh Widding, également présidente de Bibsam et responsable de l'équipe de négociation, souligne l’importance de prendre en compte les coûts totaux de la publication, qu’ils soient de lecture ou d’édition. Cette action s’inscrit dans la continuité d’une volonté de mettre un terme à l’inflation généralisée des coûts non justifiés. Ceux-ci génèrent des marges de profits élevées pour les éditeurs au détriment des activités de recherche.

« Le système actuel de communication savante doit changer et notre seule option est de mettre fin aux contrats lorsqu'ils ne répondent pas à nos exigences en matière de transition durable vers le libre accès » conclut-elle.

* Bibsam est le consortium national pour la Suède, il rassemble 79 membres actifs : Organismes de recherche gouvernementaux, universités et collèges universitaires.

 

Via : https://www.mynewsdesk.com/se/kungliga_biblioteket/pressreleases/sweden-stands-up-for-open-access-cancels-agreement-with-elsevier-2508242

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Wed, 16 May 2018 12:39:13 GMThttp://www.couperin.org/breves/1338-la-suede-se-mobilise-pour-le-libre-acces-et-rompt-ses-accords-avec-elsevier